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Coupe Davis - Noah: "Je ne peux pas me fâcher avec Monfils"

Yannick Noah s’est présenté devant la presse ce mercredi pour dévoiler l’équipe qui affrontera le Canada, du 4 au 6 mars en Guadeloupe, au premier tour de la Coupe de Davis. Le capitaine des Bleus en a profité pour clore l’affaire Gaël Monfils en assurant s’être expliqué avec son joueur.

La composition de son groupe (Tsonga, Gasquet, Simon, Monfils, Roger-Vasselin)

« Je me suis basé sur les résultats des deux-trois derniers mois. On a quatre joueurs de simples. C’est assez rare comme situation. Et parmi ces quatre-là, il y en a deux qui sont joueurs de double éventuels (Tsonga et Gasquet). Sur une longue rencontre, c’est bien d’avoir des remplaçants. J’ai donc deux remplaçants de simple. Et il fallait un remplaçant de double. D’où mon choix de prendre Edouard Roger-Vasselin. Il pourrait éventuellement jouer avec Jo-Wilfried Tsonga ou Richard Gasquet ».

L’absence de Mahut

« J’ai vraiment pensé à lui. Il est dans la course. Il fait un très bon début de saison. C’est vraiment stimulant pour tout le monde. Et je suis vraiment content pour lui. Je lui ai envoyé un message pour lui dire ça. Après, on joue sur terre battue. Ce n’est pas sa meilleure surface. J’espère que j’aurai la possibilité de penser à lui au prochain tour ».

La cohésion d’équipe

« C’est important de passer du temps ensemble. Pour la plupart, on a eu des contacts. A l’époque, j’ai passé un petit peu de temps avec Richard. J’ai parlé assez souvent avec Jo et Gaël. Très peu avec Gilles. Quasiment jamais avec Edouard, je connais plus son père. On va pouvoir passer du temps ensemble. Mais surtout s’entraîner, s’acclimater vite. S’habituer à la terre battue. Pour la plupart, ça va faire sept-huit mois qu’ils n’ont pas joué sur terre. Ça prend du temps avant d’être prêt sur cette surface. On va pouvoir aller tôt en Guadeloupe, ça va nous permettre de bien nous préparer ».

Le cas Monfils

« Oui, c’est réglé. On a bien parlé avec Gaël. Je pense qu’il m’a compris. Je ne peux pas me fâcher avec Gaël. Je lui ai dit qu’il y avait des choses que je n’avais pas appréciées, qui m’avait touché. Tant qu’à faire, s’il veut m’envoyer des messages, qu’il m’envoie des messages d’amour (…) Je pense qu’il n’a pas totalement réalisé ce qu’il se passait. Il sortait d’un match (quart de finale de l’Open d’Australie, ndlr). Vous le connaissez, il est généreux en conférence de presse. J’ai réagi à chaud parce que j’ai été un pris de vitesse quand ses propos m’ont été rapportés (Monfils a critiqué le choix de la Guadeloupe, affirmant que plusieurs joueurs partagé son point de vue). J’ai pensé que c’était un état d’âme du moment. Parce que ça ne correspondait pas du tout à ce qu’il m’avait dit les semaines précédentes. Pour lui, ses propos ont été sortis d’un contexte. Il y a une erreur de sa part. Mais je pense aussi qu’il est très motivé pour aller jouer ce premier tour. Gaël, c’est Gaël. On l’aime comme il est. J’espère qu’il comprendra qu’il n’a pas fait énormément de bien à l’équipe en faisant cette déclaration. »

Son impatience de débuter

« J’ai envie d’être sur le terrain, dans les vestiaires. J’ai envie de diriger les entraînements, d’analyser les premières séances. Je veux passer du temps avec les gars. J’aime ça, c’est mon truc. C’est ce qui m’éclate. C’est donner de l’énergie aux joueurs, les sentir grandir, devenir plus forts. Les voir entrer sur le court avec des regards et une envie de gagner. C’est ça qui me donne la chair de poule, c’est ce qui me fait vibrer ».

Sa volonté de préserver les joueurs

« C’est important de se mettre au vert. Quand vous allez passer un examen, vous ne réviser pas au milieu de la foule. Vous vous isolez. C’est pour se concentrer au maximum. On a besoin de concentration. Et ça se prépare. D’où l’importance d’aller au calme. S’il y a de la nature, c’est magnifique. Parce qu’on se recentre beaucoup plus facilement. On essaie de se recadrer, de simplifier tout ça. On a un objectif : gagner un match de tennis (…) Tout le monde est très excité et a envie de nous voir remporter cette Coupe Davis. Je suis persuadé qu’on peut gagner cette année ».

Camille Gelpi