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Leconte : "Si on me demande d’être capitaine de l’équipe de France, je viendrai avec plaisir"

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EXCLU RMC SPORT. Alors que Yannick Noah affirme être prêt à redevenir capitaine de l'équipe de France de Coupe Davis en 2015, Henri Leconte assure qu’il est lui aussi disponible pour prendre la succession d’Arnaud Clément.

Henri Leconte, que vous inspire un possible retour de Yannick Noah à la tête de l’équipe de France de Coupe Davis ?

On sait que Yannick a une passion énorme pour la Coupe Davis et qu’il était déçu de cette finale perdue contre la Suisse. Le fait qu’il puisse aider cette équipe de France de Coupe Davis, c’est quelque chose de bien. Il ne faut pas non plus oublier le travail assez positif qu’a fait Arnaud Clément. On a perdu en finale contre les Suisses, qui étaient quand même beaucoup plus forts que nous.

Est-ce que les joueurs français peuvent suivre Noah ?

Entre la génération où j’évoluais avec Guy (Forget) et la génération actuelle, ça a beaucoup évolué. Les joueurs sont devenus de plus en plus individualistes. Pour les faire se préparer à une Coupe Davis, il y a énormément de choses à modifier parce que chacun à une forte personnalité. Yannick a une grande expérience, de là à ce que ça fonctionne... Pourquoi pas ? Ça avait fonctionné avec le Paris Saint-Germain (en finale de la Coupe des Coupes 1996), ça avait fonctionné avec nous en 1991, avec la Fed Cup en 1996. Est-ce que cette nouvelle génération serait capable d’entendre les discours de Yannick ? De faire énormément de sacrifices ? Ça, il faut le demander aux joueurs. Pour l’instant, on a un capitaine qui a la confiance de son président et de ses joueurs.

Noah pourrait-il être l’homme de la situation ou est-ce qu’Arnaud Clément est encore bien ancré dans son rôle ?

Arnaud Clément est le capitaine de cette équipe de France, il n’a perdu qu’en finale, il ne faut pas l’oublier. S’il a encore toute la confiance du président (Jean Gachassin) et des joueurs, il va pouvoir s’organier, demander conseil à Yannick ou à d’autres personnes, pour pouvoir modifier certaines choses et faire évoluer son discours. C’est lui seul qui prendra la décision. Yannick, on sait qu’il est prêt, qu’il a envie de donner de son temps. Mais attention, il ne s’agit pas simplement de venir avant les matches pour parler, il s’agit aussi de discuter énormément avec les joueurs, pour qu’ils soient dans de meilleures conditions.

Si Yannick Noah prend la tête des Bleus, allez-vous le suivre ?

En tant que joueur ? (rires). Plus sérieusement, c’est toute la structure autour qu’il faut mettre en place. Arnaud, s’il m’appelle pour me dire « Henri, si tu veux venir pour faire un stage », bien sûr que je dirai oui. Mais est-ce que le discours peut passer avec les joueurs actuels ? C’est ça le plus compliqué.

Est-ce qu’un jour vous aimeriez être capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis ?

Bien sûr. Je ne rejette pas le fait que si un jour on me demande d’être capitaine de Coupe Davis, je viendrai avec plaisir. Vous connaissez ma foi, mon envie. Le fait de jouer pour la France, mon pays, de gagner un jour la Coupe Davis, c’est quelque chose d’extraordinaire. Si je peux un jour apporter toute mon expérience, ma folie, ma façon de voir la Coupe Davis, ce sera avec plaisir.

F.M.