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Open d’Australie: Cornet a "de la peine pour Monfils", en larmes après son élimination

Alizé Cornet a franchi le premier tour de l’Open d’Australie, ce lundi, en expérimentant le super tie-break australien. Mais la Française était remuée par la défaite et la conférence de presse de son ami Gaël Monfils, en larmes après son élimination.

Les trois Françaises du bas de tableau ont toutes franchi le premier obstacle à l'Open d'Australie. Mais c’est Alizé Cornet qui a le plus tremblé. Opposée à Valeria Savinykh, une Russe issue des qualifications, la Niçoise a frôlé la catastrophe (6-2, 4-6, 7-6). "J’avais la sensation d’être en contrôle relatif, je manœuvrais bien ma barque, a expliqué la 53e mondiale. Mais elle est revenue à une manche partout. Au troisième set, je perdais 4-0. Je n’y croyais presque plus. Finalement, je suis remontée point par point, jeu par jeu. Le super tie-break, j’ai perdu dix ans de vie en dix minutes. C’est d’un stress. En plus, je commençais à cramper du mollet. Le vrai ‘’drama’’!"

Au deuxième tour, Cornet affrontera la gagnante du match entre la Chinoise Shuai Zhang (n°32) et Ann Li. Match programmé ce mardi pour permettre à l’Américaine de récupérer après une semaine mouvementée lors du Grampians Trophy. Mais la Française s’est montrée touchée par l’état psychologique de son ami Gaël Monfils, qui a terminé sa conférence de presse en larmes après son élimination au premier tour.

"Ça prouve à quel point on puise physiquement"

"C’est rare de sa part, a-t-elle confié. Ça prouve à quel point on puise physiquement et moralement. Ce n’est pas se plaindre de dire que c’est dur. Là, ça l’est moins car on est libres, c’est la fête dehors. Mais, honnêtement, j’ai le moral à zéro depuis un mois. Pour des raisons personnelles mais aussi à cause du contexte."

La Niçoise n’a pas de mal à comprendre la détresse du n°1 français. "C’est très difficile quand on a notre âge, car Gaël a plus de 30 ans (34 ans ndlr), de trouver une raison de se mettre autant dans le dur pour un sport qu’on aime fort mais qui nous fait mal. A 20 ans, on a peut-être plus les crocs. Et je comprends Gaël. Moi aussi, j’ai beaucoup pleuré ces derniers temps. Pas forcément parce que je perds des matches mais parce que la situation me pèse, que mes proches sont déprimés en France aussi. Ce n’est pas facile à gérer. Quand tu penses que tu as fait toute cette quarantaine pour perdre au premier tour... Ça me fait de la peine pour Gaël".

Eric Salliot