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Open d'Australie: le président serbe accuse l'Australie de "mauvais traitement" envers Djokovic

Le président de la Serbie Aleksandar Vucic s'en est pris publiquement à l'Australie au sujet de Novak Djokovic, dont le visa a été annulé par les autorités australiennes. Le Serbe, qui comptait participer à l'Open d'Australie, doit quitter le pays.

C'est un énorme rebondissement. L'Australie a annulé le visa de Novak Djokovic qui était arrivé à l'aéroport de Melbourne dépourvu des documents nécessaires à l'entrée dans le pays, ont indiqué ce mercredi les douanes australiennes. Le numéro un mondial, dont le statut vaccinal est inconnu, avait obtenu une dérogation pour pouvoir se rendre à Melbourne en vue d'y disputer le premier tournoi du Grand Chelem de l'année. "Les ressortissants étrangers qui ne disposent pas d'un visa valide ou dont le visa a été annulé seront placés en détention et expulsés d'Australie", ont déclaré les douanes.

Son visa annulé, Djokovic doit donc quitter le pays. L'information est tombée quelques minutes après la publication Instagram du président serbe Aleksandar Vučić, qui a décidé de se mêler de cette histoire et de hausser le ton en accusant l'Australie de "mauvais traitement" envers Djokovic. "J'ai eu une conversation téléphonique avec Novak Djokovic, a-t-il écrit. Les autorités prenaient toutes les mesures nécessaires pour que le mauvais traitement du meilleur joueur de tennis du monde cesse aussitôt que possible. Conformément à toutes les normes du droit international public, la Serbie se battra pour Novak Djokovic, pour la justice et la vérité. Novak est fort, comme nous le connaissons tous."

Il n'a pas rempli le bon formulaire

Selon la presse australienne, le nonuple vainqueur de l'Open d'Australie n'a pas rempli le bon formulaire pour faire sa demande de visa et le visa qu'il a demandé n'autorise pas de dérogation médicale. Le service fédéral des douanes a contacté le gouvernement de l'Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale, lorsque le camp Djokovic a constaté son erreur, explique le quotidien The Age. Cette demande a été retoquée. Muet sur son statut vaccinal, il était déjà dans le collimateur de la classe politique australienne depuis qu'il a annoncé avoir obtenu une dérogation médicale pour participer à l'Open d'Australie (17-30 janvier).

Il s'était exprimé dès avril 2020 contre la vaccination obligatoire, alors envisagée pour permettre la reprise des tournois. "Personnellement, je ne suis pas pour les vaccins. Je n'aimerais pas que quelqu'un m'oblige à me faire vacciner pour voyager", avait-il alors affirmé. Il avait finalement annoncé mardi avoir obtenu une dérogation médicale lui permettant de faire le voyage en Australie grâce à la réglementation du pays qui prévoit ce type de dérogation dans cinq cas précis (avoir contracté le Covid-19 dans les six mois précédents, grave contre-indication médicale...). Mais ça, c'était avant que son visa soit annulé.

RR avec AFP