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Tsonga : « L’impression de marcher sur des cendres »

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Jo-Wilfried Tsonga a réussi son entrée en lice à l’Open d’Australie en s’imposant face à l’Italien Filippo Volandri (7-5, 6-3, 6-3), ce lundi. Mais le Français retient surtout la chaleur extrême qui a accompagné la rencontre.

Jo-Wilfried, que retenez-vous de votre entrée en matière réussie ?

C’était assez spécial. Il ne faut pas se fier au match d’aujourd’hui. Ce n’est pas significatif. Les conditions sont très compliquées, très dures. On souffre beaucoup physiquement. Ensuite c’est vrai que la balle vole beaucoup, on a du mal à la contrôler, on l’impression de jouer avec des billes. Donc ce n’est pas évident.

Avez-vous été surpris ?

On savait avant le match que ça allait être comme ça. Au fur et à mesure du tournoi il risque encore d’avoir des journées chaudes comme celles-ci. C’est comme ça, c’est le tennis, et en même temps c’est ça qui est intéressant ici en Australie, c’est que les conditions viennent un peu brouiller les pistes.

Expliquez-nous ces conditions climatiques extrêmes

Les conditions c’est terrible parce qu’on a les pieds qui chauffent entre les déplacements et la chaleur de la surface. Ça brûle. J’ai l’impression de marcher sur des cendres. Ça brûle la peau, ça ramollit, on a l’impression qu’on ne court pas vite. Avec deux œufs, je pouvais vous faire une petite omelette tranquille, un petit déj'! C’est déjà arrivé je crois. Ils ont déjà fait l’expérience une fois et ils avaient réussi à faire, comme ils appellent ici, un "fried eggs" !

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Propos recueillis par Eric Salliot à Melbourne