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Pierre-Hugues Herbert : « J’ai touché le fond »

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Tombé à la 114e place mondiale, Pierre-Hugues Herbert a subi un revers inquiétant face au qualifié allemand Mischa Zverev (6-4 7-6 4-6 6-0), L'Alsacien n'a pas caché une forme de petite dépression après des Jeux olympiques qui ont laissé des traces affectives. Mais il assure qu'il a repris le dessus et s’estime sorti d’une grosse période de turbulence.

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Après la désillusion de Rio, une nouvelle déception ici à New York...

Je ne joue pas mon meilleur tennis. Je vis une saison intense depuis le début de l’année. Forcément, il y a un petit contre-coup. Paradoxalement, ça va paraître bizarre mais je suis assez content de mon match. Même si c’est un gars que j’avais battu à Indian Wells et Miami. Au moins, il y a un match de tennis.

Vous évoquez votre premier tour à Winston Salem face à Young, la semaine dernière…

Là-bas, j’avais perdu avant d’entrer sur le court. Sur mon échauffement d’avant-match, j’ai réussi à dégommer ma raquette en huit. C’est vous dire l’état mental dans lequel j’étais. J’ai touché le fond dans mon équilibre personnel. J’ai été incapable de contrôler mes émotions. J’ai un peu lâché, j’ai beaucoup pleuré. Il y a eu pas mal de choses à digérer.

« Et quand cela se termine sur un décès… »

Vous faites référence aux Jeux olympiques?

Quand on déçoit beaucoup de monde, quand, dans notre groupe, il y a énormément de polémiques. Et quand cela se termine sur un décès (NDLR : celui du kiné Patrick Bordier)... je n’en garde pas forcément de très bons souvenirs. C’est la première fois que j’ai eu affaire à la mort de très près. Quand on voit quelqu’un, qu’on lui dit : ‘’On se voit au club’’ et que cinq minutes après, il meurt… Ca m’a pas mal touché.

Mais il y a des choses positives….

Oui, ça fait 4-5 jours que je suis à nouveau moi-même sur le terrain, que je suis plus équilibré dans ma vie. Forcément, ça va se ressentir sur le terrain. Avec Nicolas, on a une carte à jouer en double. Quant à la coupe Davis, on verra si on fait partie de l’équipe.

A Trinec, Noah avait dit que la donne avait changé et que vous étiez incontournables?

Ah bon? Je ne lis pas les journaux. Je ne suis pas dans la tête du capitaine (sourire), 

Vous êtes repassé à un classement à trois chiffres à l’ATP (NDLR : 114e après la perte des points de la finale de Winston-Salem)….

Ce serait une déception de ne pas être tableau final à l’Open d’Australie, surtout après le début de saison. J’ai pour objectif de faire monter mon classement. J’ai encore envie de jouer tous les Masters 1000. J’aimerais suivre l’exemple de Nicolas Mahut, qui parvient à concilier les deux. Je ne sais pas si je vais aller en Asie ou repasser par la case Challengers. C’est difficile d’établir un programme quand on ne sait pas si on est retenus en coupe Davis. Par expérience, jouer un tournoi la semaine d’après un week-end de Davis, ce n’est pas facile.