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Roland-Garros: "Les wild-cards ne sont pas un dû", Escudé répond à la polémique concernant les attributions

Interrogé par RMC ce mercredi, Nicolas Escudé, le nouveau DTN par intérim de la FFT, a justifié le système d’attribution des wild-cards pour le tournoi de Roland-Garros (30 mai-13 juin). Et s’est défendu de tout copinage.

Comme souvent, le système d’attribution des wild-cards pour Roland-Garros est sujet à incompréhensions pour ceux qui n’ont pas la chance d’en bénéficier. Et cette année encore, quelques joueurs se sont plaints de ne pas s’être vu octroyer cette invitation pour le tournoi qui se disputera du 30 mai au 13 juin à la Porte d’Auteuil.

Invité mercredi du podcast "Court n°1" sur RMC où il a balayé l'actualité tennistique, le DTN par intérim de la Fédération française de tennis (FFT) Nicolas Escudé a tenu à remettre les pendules à l’heure concernant ce système d’attribution de wild-cards, des invitations "pas systématiques".

"Le copinage au boulot, certainement pas"

"Les wild-cards sont un peu la propriété du tournoi de Roland-Garros, de son organisation et de la Fédération. Elles ne sont pas un dû. Quand on vient taper à la porte de la Fédération, on fait en sorte d’aider, mais les choses ne sont pas systématiques. Ce n’est pas parce qu’on vient demander quelque chose qu’on l’obtient forcément, a tempéré le DTN. Ce n’est pas non plus dû qu’au mérite, ou quand certains disent : « Moi, la semaine dernière, j’ai bien joué! ». Il y a des composantes à prendre en considération. Il y aura forcément des déçus, quoi qu’on puisse mettre en place, expliquer ou argumenter. Et des gens qui trouveront des choses à redire."

Neuf Français en ont obtenu une pour les qualifications: Arthur Fils, Evan Furness, Manuel Guinard, Kyrian Jacquet, Tristan Lamasine, Timo Legout, Matteo Martineau, Giovanni Mpetshi-Perricard et Luca Van Assche. Au contraire d’Hugo Grenier (25 ans, 263e mondial), qui a clamé à l'injustice et s’est demandé mardi dans L’Equipe s’il n’y avait pas de copinage au sein de la Fédé. "J’ai des amis, j’ai des supers potes, certes. Mais le copinage au boulot, et d’autant plus au poste que j’occupe et avec les responsabilités qui sont les miennes, certainement pas. Que les choses soient claires là-dessus", a fermement répondu Escudé.

Romain Daveau Journaliste RMC Sport