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Margaret Court s’enfonce en parlant d’une conspiration du lobby gay

Margaret Court

Margaret Court - AFP

Légende du tennis, Margaret Court a tenu des propos homophobes cette semaine, notamment contre des joueuses du circuit féminin. Des propos qui ont provoqué un tollé en Australie où certains demandent à ce que le stade qui porte son nom à l’Open d’Australie soit débaptisé. Court, elle, accuse un lobby gay de conspirer contre elle.

Margaret Court persiste et signe. Malheureusement. Mercredi, la joueuse aux 24 Grand Chelems remportés, dont 11 lors de l’ère Open, avait tenu un discours homophobe au micro de la Christian Vision Radio: "Il y a énormément de joueuses professionnelles lesbiennes. Quand je jouais (dans les années 1960 et 1970), il y en avait déjà mais maintenant elles sont partout, a poursuivi Margaret Court. Les joueuses lesbiennes classées au top entraînent de plus jeunes femmes, qui les idolâtrent, dans leurs fêtes et autres et c'est comme cela que le phénomène se propage. Les transgenres, c’est le diable mais c'est ce qu'Hitler a fait et c'est ce que le communisme a fait: pénétrer l'esprit des enfants. Il y a un complot dans notre nation et dans les nations du monde pour pénétrer l'esprit de nos enfants."

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Un appel visant à renommer le stade qui porte son nom

A la suite de ces propos homophobes, une vive polémique est apparue en Australie. Certaines voix se sont élevées pour demander à ce que le stade qui porte son nom à l’Open d’Australie soit débaptisé. Un appel rejoint publiquement par Martina Navratilova. Interrogée sur cet appel au boycott, Court n’a pas arrangé son cas en accusant le lobby gay américain qui serait derrière cette demande. "Ils (le lobby gay) ont beaucoup d’argent. Ils peuvent probablement avoir 100 000 pétitions en 24 heures parce qu’ils ont beaucoup d’argent, c’est comme ça que ça marche. Ils ont beaucoup d’argent, et cela vient des Etats-Unis", a-t-elle déclaré à la radio 3AW. Relancée sur une possible conspiration contre elle, Court a répondu: "Oui je crois qu’il y en a une… Le lobby gay je pense."

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