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Roland-Garros : pourquoi l’avenir peut sourire à Tsonga

Battu par Stan Wawrinka (6-3, 6-7, 7-6, 6-4) ce vendredi en demi-finale de Roland-Garros, Jo-Wilfried Tsonga peut toutefois tirer des motifs de satisfaction de sa quinzaine. Le clan du Français est en tout cas optimiste pour la suite.

Evidemment, effleurer le rêve d’une vie avant de le voir filer entre ses doigts laisse un goût amer en bouche. Jo-Wilfried Tsonga ne dira pas le contraire ce vendredi, après son élimination en demi-finale de Roland-Garros face à Stan Wawrinka (6-3, 6-7, 7-6, 6-4). Pourtant, quelques minutes après la défaite, le clan du Français était frustré mais pas abattu. Car la quinzaine réalisée par le Manceau laisse augurer de très belles choses pour la suite.

« Si on nous avait dit qu’on se retrouverait en demies, on aurait signé de suite, avoue Nicolas Escudé, l’un des deux coaches de Tsonga. Le bilan est très positif. L’attitude, le niveau de jeu que Jo a pu exprimer, le plaisir qu’il a pu prendre sur le terrain, il y a plein de choses positives. Ça avance bien. On a tendance à dire qu’avec l’âge on se bonifie, il l’a démontré sur cette quinzaine. »

« A mon sens, ça reste quand même très positif avec les victoires aux tours précédents contre Berdych et Nishikori, c’était quand même du lourd, confirme le DTN Arnaud Di Pasquale. Il peut sortir la tête haute. »

Ascione : « Taper encore un bon million de balles »

La cinquième défaite de Tsonga en six demi-finales de Grand Chelem ne traduirait donc pas un blocage à ce niveau. Ni une incapacité à se sublimer face à des joueurs mieux classés que lui. Non, ce revers face à Wawrinka trouverait plutôt sa source dans un début de saison tronqué par une blessure à un bras et des tournois préparatoires pour Roland-Garros plutôt mitigés. « Il lui a manqué trois mois de plus, des matchs supplémentaires à ce niveau-là et puis taper encore un bon million de balles », analyse Thierry Ascione, son deuxième entraîneur.

Mais à 30 ans, Tsonga aura-t-il encore des opportunités comme celle-ci de remporter enfin un tournoi du Grand Chelem ? « Avec la manière dont il joue j’espère bien et je pense que c’est envisageable, déclare Arnaud Clément, le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis. Après, on sait les parcours qu’il faut réaliser pour aller en demie. Mais quand on le voit jouer un tel tournoi, bien sûr qu’il aura de nouvelles chances, j’en suis persuadé. » S’il maintient sa bonne forme, cela pourrait arriver prochainement, puisque Wimbledon (29 juin – 12 juillet) approche à grand pas.

AA avec P.Ta