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Roland Garros : Pourquoi Lucas Pouille est le français à suivre

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Privé de son chouchou tricolore, Gaël Monfils, forfait pour la quinzaine, Roland Garros pourrait bien voir naître une nouvelle star des internationaux de France, Lucas Pouille, 22 ans et déjà 31e mondial, qui est surtout annoncé comme le futur numéro 1 français.

Il y a sept ans, Gaël Monfils se hissait en quart de finale de Roland Garros, après avoir atteint le dernier carré du tableau masculin l’année d’avant à la surprise générale. Malheureusement forfait pour la quinzaine des internationaux de France, la coqueluche du public parisien a peut-être trouvé son successeur. A 22 ans, Lucas Pouille, 31e mondial actuellement, et finaliste du tournoi ATP 250 de Bucarest, face au spécialiste de la terre battue, l’Espagnol Fernando Verdasco, a prouvé qu’il avait le potentiel pour se battre dans la cour des grands sur cette surface si exigeante.

Une cinquantaine de places gagnées en deux mois

Il s’est même hissé en demi-finale du Masters 1000 de Rome il y a dix jours, certes en profitant du forfait de Juan Monaco, mais en écartant tout de même David Ferrer en huitième, autre grand terrien. Plus à l’aise que sur surface rapide, Lucas Pouille a prouvé qu’il avait une progression linéaire, gagnant une cinquantaine de places dans le Top 100 sur les deux derniers mois. Celui qui a été conseillé par Yannick Noah la saison dernière, a tout d’un futur numéro un français, même s’il n’a pas encore le charisme d’un Gaël Monfils ou d’un Jo-Wilfried Tsonga. Mais c’est bien connu, à Roland Garros la notoriété arrive vite.

Sara Pitkowski : "C’est l’espoir du tennis, français" 

Cela tombe bien, puisque s’il passe son compatriote, Julien Beneteau, au premier tour, il pourrait s’offrir un premier défi dès le troisième tour, avec la possibilité de retrouver le Canadien Milos Raonic. Sara Pitkowski, membre de la Drem Team RMC Sport est en tout cas une grande fan de ce nouveau « petit prince » du tennis tricolore : "C’est l’espoir du tennis français. Il est dans les temps de passage des bons joueurs de sa classe d’âge, comme Dominic Thiem, Alexander Zverev ou Nick Kyrgios. S’il passe, on pourrait avoir un beau duel face à Milos Raonic. C’est mon chouchou" avoue même l’ex 29e joueuse mondiale en 1999. Il s’en ferait de peu donc, pour que Lucas Pouille ne devienne rapidement le chouchou du public parisien, qui n’a plus encouragé de français "à la casquette à l’envers", depuis que Sébastien Grosjean a tiré sa révérence.

Un "puncheur de fond de court" 

Souhaitons-lui le même parcours que ce dernier, qui s’était hissé en demi-finale de Roland Garros à 23 ans, en 2001. Puncheur de fond de court, à l’image d’un Gaël Monfils, et comme il se définit lui-même, celui qui réside à Dubaï depuis plus d’un an, doit encore progresser au filet, pour compléter sa palette technique déjà bien étoffée. Le Finlandais d’origine, par sa mère, aura de toute façon l’occasion de rapidement se montrer durant la quinzaine, et pourrait s’offrir de belles affiches avec notamment la possibilité de retrouver Raonic au troisième tour donc, voir Marin Cilic en huitièmes de finale, et pourquoi pas Stanislas Wawrinka en quart de finale, si le nouveau joyau du tennis tricolore veut vraiment rentrer dans l’estime des meilleurs mondiaux, en plus de conquérir le public très exigeant de Roland Garros.

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