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Roland-Garros : Tsonga doit foncer

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Numéro 8 mondial, Jo-Wilfried Tsonga entre en lice lundi à Roland-Garros face au Slovène Aljaz Bedene (84e mondial). Très affuté et bénéficiant d’un bon tableau, le Français (28 ans) aura un gros coup à jouer cette année porte d’Auteuil.

Le 4 juin dernier, Jo-Wilfried Tsonga enflammait le court Philippe-Chatrier lors d’un incroyable combat en quarts de finale de Roland-Garros face à Novak Djokovic. Ce jour-là, le Manceau a frôlé l’exploit, s’offrant quatre balles de match contre le numéro 1 mondial, pour finalement céder en cinq manches (6-1, 5-7, 5-7, 7-6, 6-1). Cette défaite, Tsonga l’affirme, a dopé sa confiance de potentiel vainqueur de Grand Chelem. Et renforcé sa conviction de pouvoir briller sur terre battue, lui que l’on imaginait davantage armé pour les surfaces rapides. Trente ans après, la France attend toujours un successeur à Yannick Noah, dernier vainqueur tricolore porte d’Auteuil. Et Tsonga, logique outsider derrière les Nadal, Djokovic et Federer, n’a jamais semblé disposer d’autant d’armes pour être celui-là.

Le numéro 1 français débarque à Paris en pleine possession de ses moyens. « Je me sens super bien, je suis en forme », a ainsi confié Tsonga récemment. A 28 ans, il maitrise désormais tous les paramètres du plus haut niveau. A ses côtés depuis le début de l’année, son coach Roger Rasheed apprécie les progrès de son poulain : « Il est beaucoup plus athlétique maintenant, il est en de meilleures conditions, même si on n'a pas encore atteint le top ! Et sur la manière dont il gère les choses sur le court, on peut dire que c'est vraiment un Jo-Wilfried Tsonga plus professionnel ».

Face à Federer en quarts ?

Jo-Wilfried Tsonga affrontera ce lundi le Slovène Aljaz Bedene (84e mondial). Un adversaire a priori largement à la portée du Français, qui bénéficie cette année d’un tirage plutôt clément. Si l’ombre de Jérémy Chardy se profile au 3e tour, ni Rafael Nadal, ni Novak Djokovic ne figurent dans sa moitié de tableau. Il pourrait donc retrouver un certain Roger Federer en quarts de finale. Face à l’homme aux 17 titres en Grand Chelem, Tsonga n’a pas que des mauvais souvenirs. En 2011, le Français avait accompli l’impensable : renverser le Suisse en cinq sets dans son jardin de Wimbledon (3-6, 6-7, 6-4, 6-4, 6-4).

C’est peut-être dans ce souvenir d’avoir maté les plus grands que Tsonga puisera sa plus grande force pour s’imposer porte d’Auteuil. « Jo adore Paris, il adore la foule, il adore les courts, le Suzanne-Lenglen, il aime tous les endroits, commentait Rasheed il y a quelques jours. Je crois que la foule le voit et elle l'entoure, elle l'embrasse. Et c'est important aussi. » Avec le cœur, Noah avait renversé des montagnes nommées Lendl ou Wilander il y a 30 ans. Bien que les sommets s’appellent ‘Rafa’ ou ‘Djoko’ aujourd’hui, de cœur, Tsonga n’en manque pas.

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