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Roland-Garros : Wawrinka, les Français, Stepanek-Murray… ce qu’il faut retenir de la deuxième journée

Débutée avec plus de deux heures de retard en raison des intempéries, cette journée de lundi a offert son lot de spectacle et de jolies surprises aux spectateurs de Roland-Garros. De la galère de Stan Wawrinka au sans faute tricolore, retour sur les temps forts du jour.

Les Français reçus 7/7

Si le ciel n’y était toujours pas, la journée a été bleue sur Roland-Garros. Si l’on excepte le duel entre Lucas Pouille et Julien Benneteau, interrompu par l’obscurité alors que Pouille menait (6-3, 4-6, 6-4), ils étaient sept à s’aligner ce lundi et ils seront sept à disputer le deuxième tour. Les attendus Gilles Simon, Richard Gasquet, Jérémy Chardy, Adrian Mannarino, Caroline Garcia poursuivent ainsi leur chemin. Les deux autres qualifiés français du jour ont en revanche créé une très belle surprise. Pour sa première apparition dans le tableau final d’un tournoi du Grand Chelem, Myrtille Georges, 203e mondiale, a disposé de l’Américaine Christina McHale (6-7(7), 6-0, 6-3). Opposée à la tête de série numéro 4 Garbine Muguruza au prochain tour, la marche risque d’être très raide pour la blonde normande. Mais la Française devrait connaitre les honneurs d’un grand court. Autre anonyme du circuit, Mathias Bourgue (164e joueur mondial), s’est offert le qualifié espagnol Jordi Samper-Montana (7-5, 7-6, 7-6). Il défiera Radek Stepanek ou Andy Murray pour une place au 3e tour.

Entrée musclée pour Wawrinka

Il n’y aura pas eu de round d’observation pour Stanislas Wawrinka dans ce tournoi. Le Suisse, tenant du titre, a passé plus de trois heures sur le court pour venir à bout en cinq manches (4-6, 6-1, 3-6, 6-3, 6-4) du dangereux Lukas Rosol. Mené deux set à un, sous la menace d’une double balle de break au cœur de la quatrième manche, Wawrinka, short noir et t-shirt fluo, s’en est sorti à l’énergie. Le Japonais Taro Daniel (93e mondial), son adversaire au prochain tour, semble moins menaçant.

Stepanek tient tête à Murray

Sur la route de l’ambitieux Andy Murray, Radek Stepanek, ses 37 ans et ses facéties en bandoulière, avait tout du sympathique apéritif. Issu des qualifications, retombé au128e rang mondial, le Tchèque malgré tout son talent, ne semblait pas devoir menacer le récent vainqueur du Masters 1000 de Rome. Erreur. Avec sa malice habituelle, Stepanek a embrouillé l’Ecossais pendant deux sets remportés (6-3, 6-3) avant de récupérer de ses efforts au troisième (6-0 pour Murray). L’obscurité a interrompu le match à 4-2 en faveur de Murray dans le quatrième. La nuit ne sera peut-être pas bonne pour le numéro deux mondial. Régénéré, Stepanek a prouvé qu’il était capable de tout.

la rédaction