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Serena, une Américaine à Paris

La numéro 1 mondiale en quête d'un deuxième Roland-Garros

La numéro 1 mondiale en quête d'un deuxième Roland-Garros - -

Opposée mercredi à Samantha Stosur pour une place en demi-finale, l’Américaine Serena Williams vit en partie à Paris depuis deux ans. Une véritable histoire d’amour.

Elle a d’abord pensé habiter Rome. Avant de se tourner vers Paris qu’elle « adore ». A 28 ans, l’Américaine a acheté il y a deux ans un appartement rue de l’Université (VIIe arrondissement). « J’aime les Parisiens, révélait celle qui partage sa vie entre la France et Miami, en septembre dernier à Paris-Match. Ils sont un peu ronchons, mais j’apprécie leur franchise et leur façon de me traiter comme une personne normale. Dans l’avenir, je voudrais passer six mois par an ici. » A Paris, Serena Williams se fond parfaitement dans le moule. La jeune femme fait ainsi ses courses au marché de la rue Clerc et avoue un faible pour les pains au chocolat qu'elle achète régulièrement.

Si la numéro 1 mondiale se sent si à l’aise à Paris, c’est que la cadette des Williams apprécie tout particulièrement la mode française. « Paris est aussi la capitale mondiale de la mode », lâche-t-elle d’ailleurs fièrement. Pendant ce Roland-Garros, pas question pour autant de se perdre dans les arcades des grands magasins de la Capitale. En compétition, Serena sort peu et aime regarder l’intégrale de la série Smallville. Trois semaines qu’elle est à Paris et là voilà arrivée à la saison 4. Une véritable drogue, comme elle le confesse elle-même, mais qui lui permet de pleinement rester concentrée sur son tournoi.

Entraînement et série télé

Quand elle n’est pas rivée devant son poste de télé, la joueuse passe la plupart de son temps à l’entraînement. Elle ne fréquente quasiment que le court n°18. A l’abri des regards. Sa mère, assise, observe sans dire mot. Quant au père, tel un patriarche qui veille sur l’ensemble de la famille, il n’échange jamais avec son ex-femme et surveille du coin de l’œil la prestation de sa fille, mais également celle des sparring-partners. Vêtu de son t-shirt floqué « Jehovah my God », il inspire crainte et respect aux partenaires de sa progéniture qui lui renvoient des « Thank you Sir » à chaque fois que Richard Williams leur donne une balle.

Victorieuse porte d’Auteuil en 2002 contre sa sœur Venus, Serena possède contre l’Australienne Samantha Stosur, tête de série numéro 7, une formidable opportunité d’accéder à un dernier carré qu’elle n’a plus atteint depuis une défaite en 2003 contre la Belge Justine Henin. Elle qui n’oublie jamais de lâcher quelques petits mots en français à l’issue de chacune de ses rencontres pourra ainsi montrer à l’ensemble du public de Roland-Garros qu’elle a fait de Paris sa résidence de cœur.

Pierrick Taisne et Virginie Phulpin à Roland-Garros