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Sharapova-Williams : la perfection au féminin

Serena Williams et Maria Sharapova

Serena Williams et Maria Sharapova - -

Finale rêvée, l’opposition entre les deux meilleures joueuses du monde Maria Sharapova, sacrée l’an passé, et l’invincible Serena Williams, s’annonce déséquilibrée. Alors que l’Américaine est archi-favorite ce samedi (15h), la Russe est-elle vraiment capable de conserver son titre ?

En préparant sa finale, on espère que Maria Sharapova n’a pas perdu trop de temps avec les stats de Serena Williams. Même lorsqu’on est n°2 mondiale et tenante du titre à Roland-Garros, il y aurait de quoi avoir les jambes qui tremblent à l’heure de pénétrer sur le court Philippe-Chatrier. Passons sur la victoire de l’Américaine en 46 minutes face à Sara Errani en demi-finale (6-0, 6-1). Que Sharapova se bouche les oreilles, mais depuis qu’elle a chuté ici même il y a un an face à Virginie Razzano, Serena Williams a gagné 70 de ses 73 matches.

Plus inquiétant encore pour la Russe, elle reste sur 30 succès de rang (série record en cours), et sur 10 trophées en 13 tournois ! Enfin, cerise sur le gâteau amer de Sharapova, celle-ci n’a pas gagné face à son adversaire depuis… 2004. Interrogée sur cette série noire, la Russe n’a pas botté en touche : « Je mentirais si je disais que je m'en moque. Cela n'a pas marché jusque-là. Il faudra que je trouve autre chose. » Pour espérer garder sa couronne Porte d’Auteuil, la grande Russe (1,88m) n’a pas le choix. Car battre Serena Williams ce samedi relèvera bien de l’exploit.

Mouratoglou : « Serena a un ascendant »

Depuis un an, seules trois joueuses ont fait chuter l’Américaine de 31 ans. Et évidemment, Sharapova n’en fait pas partie (il s’agit d’Azarenka, Stephens et Kerber). Sans compter que la cadette des sœurs Williams n’a plus triomphé à Roland-Garros depuis 2002, face à Venus, justement. « Gagner une deuxième fois ici serait fantastique, assure-t-elle. Je ne crois même pas qu’il existerait des mots pour décrire ma joie si jamais je gagnais. »

Parfaitement coachée par le Français Patrick Mouratoglou, elle affiche une forme écœurante pour ses adversaires. « Je pense effectivement qu’elle a un ascendant, reconnait son entraîneur. Mais c’est une finale de Grand Chelem. Il y aura beaucoup d’émotions pour les deux joueuses. » Alors ne boudons surtout pas notre plaisir de retrouver, ce samedi après-midi, les deux meilleure joueuse du monde face à face. « C’est la finale rêvée, rappelle Sarah Pitkowksi, membre de la Dream Team RMC Sport. Ce sont vraiment deux caractères différents, deux tennis différents, deux manières de voir le tennis, deux histoires différentes. » Mais au final, une seule soulèvera le trophée.

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