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Tsonga, comme d’habitude

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

A la veille de sa demi-finale face à David Ferrer, Jo-Wilfried Tsonga a passé une journée des plus classiques, entre entraînement et repos à son hôtel. Une façon de rester dans sa bulle et de dédramatiser ce rendez-vous capital.

Première demi-finale de Roland-Garros de sa carrière ou pas, Jo-Wilfried Tsonga ne change rien. Comme depuis le début de la quinzaine, le numéro un français a passé une journée sereine, loin de l’agitation qui entoure son match de vendredi, face à David Ferrer. Et puisque la recette fonctionne, le Manceau n’a pas bouleversé ses habitudes. Ce jeudi midi, « Jo » s’est rendu au Tennis Club de Paris. Un lieu qu’il connaît bien, pour y être inscrit depuis une petite dizaine d’années et où il s’entraîne depuis le début du tournoi.

A son arrivée, avant de prendre la raquette, celui qui porte sur ses (larges) épaules les espoirs de tout un pays a dû échanger quelques bises avec des licenciés sans doute heureux d’accompagner « Jo » dans sa quête du Graal. Devant une vingtaine de journalistes, autorisés à observer les dix premières minutes, le 8e au classement ATP a répété ses gammes. Non sans avoir pris soin, au préalable, de s’enduire le cou de crème solaire et de se coiffer d’une casquette blanche avant de commencer l'entraînement. Une preuve de plus que Tsonga ne laisse décidément rien au hasard.

L’appareil photo comme seul accroc

Pour cet entraînement de veille de demi-finale, le jeune Tristan Lamasine, sparring-partner de Tsonga, se trouvait de l’autre côté du filet. Comme d’habitude… Roger Rasheed, le coach, et Michel Franco, le kiné, surveillant leur poulain du coin de l’œil. Bref, comme depuis une dizaine de jours, tout a roulé pour le mieux dans le clan Tsonga ce jeudi. « C’est une espèce de force tranquille », souligne d’ailleurs Guy Forget, l’ancien capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis. Seul accroc dans la journée, un fan à l’appareil photo récalcitrant et qui a fait perdre un peu patience au Tricolore, parti avant que le flash ne se déclenche. Ce Tsonga-là ne supporte décidément pas la moindre approximation.

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AA, avec Camille Gelpi