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Tennis: la WTA a reçu l'assurance que la Chinoise Peng Shuai est "en sécurité"

Alors que la joueuse chinoise Peng Shuai, qui a accusé un ancien haut dirigeant communiste de viol, n'a plus donné de signe de vie depuis début novembre, les dirigeants de l'ATP et de la WTA ont indiqué avoir reçu l'assurance que celle-ci va bien. Sans avoir pu cependant lui parler.

Voilà des nouvelles quelque peu rassurantes dans l'affaire Peng Shuai. Alors que la joueuse chinoise (35 ans) a disparu début novembre après avoir accusé sur un réseau social l’ancien vice-Premier ministre de la république populaire de Chine, Zhang Gaoli, de viol, l'ATP et la WTA ont indiqué que celle-ci serait bien vivante, et en sécurité.

"Nous avons été soulagés par les récentes assurances reçues par la WTA (l'association des joueuses professionnelles, ndlr) qu'elle était en sécurité, et nous continuerons de surveiller la situation de près", a affirmé ce lundi le président de l'ATP, Andrea Gaudenzi, dans un communiqué.

Personne n'a pu parler à la joueuse

"Nous avons été profondément inquiets des incertitudes concernant la sécurité immédiate et la localisation de la joueuse", a ajouté l'ancien joueur italien, en insistant sur le fait que l'ATP "soutient fermement l'appel de la WTA à une enquête approfondie, juste et transparente concernant les accusations de violences sexuelles à l'encontre de Peng Shuai".

Parallèlement à l'enquête demandée par la WTA, son président Steve Simon a indiqué au New York Times que l'instance "avait reçu confirmation, de plusieurs sources incluant la fédération chinoise, qu'elle est en sécurité et pas menacée physiquement". Simon a toutefois précisé au quotidien américain que personne lié au WTA Tour, qu'il s'agisse d'un responsable ou d'une joueuse, n'a encore pu joindre directement la joueuse chinoise pour en avoir confirmation.

Peng Shuai, ancienne numéro 1 mondiale en double, a accusé sur les réseaux sociaux Zhang Gaoli, qui a été de 2013 à 2018 l'un des hommes politiques les plus puissants de Chine, de l'avoir contrainte à une relation sexuelle avant d'en faire sa maîtresse. Cette accusation explosive avait été brièvement postée le 2 novembre sur le compte officiel Weibo (un équivalent chinois de Twitter) de la joueuse. Dès le 4 novembre, la Chine avait bloqué toute référence à ce message attribué à Peng Shuai. Depuis, la joueuse n'a pas communiqué ou fait d'apparition publique et Zhang Gaoli n'a jamais réagi publiquement à ses accusations.

C.C. avec AFP