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Tennis: Roger-Vasselin poursuit son rêve olympique

Depuis cinq mois, Édouard Roger-Vasselin est le joueur français de double qui a obtenu les meilleurs résultats. S’il garde le rythme, il pourrait porter le maillot bleu pour la première fois de sa carrière à Tokyo aux JO 2020.

Souvent cinquième homme en Coupe Davis, Édouard Roger-Vasselin n’a jamais porté le maillot bleu en compétition officielle. À 35 ans, son ultime chance de vivre cet instant magique est de décrocher sa sélection pour les Jeux olympiques d'été de 2020. Et il a de l’avance sur la concurrence. Depuis cinq mois, la Race vers Tokyo a été lancée et le verdict tombera le 9 juin. Le classement ATP individuel de double offrira peut-être un bonheur à Édouard Roger-Vasselin.

"Si je suis dans le Top 10 de ce classement individuel, ça veut dire que je suis du voyage pour Tokyo et que je peux choisir mon partenaire, explique-t-il dans des propos recueillis par RMC Sport. Mais attention, uniquement si je suis le seul Top 10 français. Si on est deux, je ne sais pas ce qui se passe. J’ai épluché les règlements, il n’y a rien".

Depuis le lancement de cette course effrénée, "ERV" a cumulé 2.730 points. Les 1.200 points de la finale de Wimbledon pèsent lourd. L’aspect cocasse de la situation, c’est qu’il a partagé l’aventure sur le gazon londonien avec Nicolas Mahut, qui est un rival pour les JO. Et pourtant les deux trentenaires ont joué ensemble la tournée asiatique. Parce qu’ils y trouvaient un intérêt commun.

"L’histoire, c’est que je devais jouer Pékin avec Gaël Monfils, raconte Édouard Roger-Vasselin. Mais pendant le tournoi de Metz, Nico m’avertit que Pierre-Hugues (Herbert) avait une petite élongation à la cuisse. Ce n’était pas sûr qu’il aille à Tokyo. Sous-entendu: 'Vois si tu peux…' J’appelle alors Gaël. Il a été cool. J’ai pu jouer avec Nicolas Mahut et on a gagné le tournoi!"

Avec Melzer en Australie

Cette semaine à Bercy, Édouard Roger-Vasselin fait équipe avec Jürgen Melzer. Il devrait jouer avec l’Autrichien le début de la saison 2020. 

"ERV" est une sorte de couteau suisse dans le milieu. Il 'performe' avec une quantité impressionnante de partenaires. "Mon jeu se complète avec tout le monde, analyse-t-il modestement. Je peux jouer à droite ou à gauche". Une qualité rare. 

Même s’il est concentré sur son objectif, le Français ne peut pas ne pas jeter un coup d’œil au parcours de Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert. S’ils n’obtiennent pas de résultats dans les six mois à venir, ses chances de voir Tokyo en Bleu grandissent. Il a de l’avance au compteur. Mais en double, tout peut aller très vite.

Éric Salliot