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US Open, Coupe Davis : Nicolas Mahut croise les doigts…

Nicolas Mahut

Nicolas Mahut - AFP

Gêné par une douleur au poignet droit face à Kei Nishikori ce samedi à l’US Open, Nicolas Mahut a « joué » habilement avec les journalistes en conférence de presse. Mais son inquiétude est réelle. Le staff de l’équipe de France suit de près ce dossier avant de dresser la liste pour la demi-finale de la Coupe Davis, en Croatie (16-18 septembre).

Ce matin, quand il s’est réveillé dans la chambre de son hôtel à Manhattan, Nicolas Mahut a immédiatement effectué les gestes élémentaires de flexion de son poignet droit, l’articulation qui lui a gâché son troisième tour de l’US Open face à Kei Nishikori (4-6 6-1 6-2 6-1). Lorsqu’il est venu se présenter en conférence de presse, une grosse poche de glace sur le poignet, l’Angevin, d’habitude si transparent, a marqué un temps d’arrêt après la première question. « En fait, je n’ai pas très envie de parler de ça parce que je n'ai pas envie de me donner d'excuse. Et puis, j'ai encore un tournoi à jouer en double. Et je n'ai pas envie de donner des informations à nos futurs adversaires. J'ai eu un petit pépin, mais comme j'en ai régulièrement un peu partout. »

Nicolas Mahut voulait minimiser la gêne en zigzaguant entre les questions. C’est à l’issue de son deuxième tour, face à son pote Paul-Henri Mathieu, qu’il a découvert cette gêne. « Je l'ai ressentie un petit peu le soir. J'ai passé des examens qui m'ont plutôt rassuré. Si vraiment j'avais eu trop mal, je n’aurais pas joué. »

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Les yeux rougis sur sa chaise

C’est probablement passé inaperçu en live, mais lorsque les photographes français ont « dérushé » leur travail de la journée, il y a bel et bien des clichés où l’Angevin a les yeux rougis. On peut interpréter de deux manières cette détresse. Il y a d’abord la douleur. Mais surtout le timing du pépin. Avec Pierre-Hugues Herbert, il y a le fol espoir de réussir un doublé rare. Et puis, évidemment, la demi-finale de Coupe Davis, dans deux semaines en Croatie, est dans tous les esprits. En juillet, Mahut et Herbert ont réussi leur baptême du feu à Trinec. Un succès arraché 6-4 au cinquième set qui avait totalement convaincu Yannick Noah.

« Ça change complètement la donne par rapport à ce qui s’est fait ces dernières années, avait alors déclaré le capitaine des Bleus. L’équipe modèle, c’est avec une bonne équipe de double et deux solides joueurs de simple. » On imagine les conséquences désastreuses d’une sérieuse blessure de Nicolas Mahut. Le poignet, c’est l’outil de travail numéro d’un tennisman. Demandez à Arnaud Clément, contraint au forfait pour une inflammation à cette articulation, quelques jours avant la finale de la Coupe Davis 2002 face à la Russie.

Dispensé de double ce dimanche, Nicolas Mahut semblait soulagé de ne pas devoir faire le voyage Manhattan-Flushing. « On se contentera d’un peu de gym. » Et, peut-être, d’un aller-retour dans une clinique pour évaluer l’inflammation. Croisons les doigts.

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Eric Salliot