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Paire : « Beaucoup de choses me déplaisent à Wimbledon »

Benoît Paire éliminé au 3e tour de Wimbledon

Benoît Paire éliminé au 3e tour de Wimbledon - -

Battu par le Polonais Lukasz Kubot ce samedi au 3e tour de Wimbledon (6-1, 6-3, 6-4), Benoît Paire quitte fâché les courts britanniques. L’Avignonnais n’aime pas les grandes précautions prises par les organisateurs, excessives selon lui.

Benoît Paire, comment expliquez-vous votre élimination au 3e tour de Wimbledon ce samedi face au Polonais Lukasz Kubot (6-1, 6-3, 6-4) ?

Ça ne me surprend pas. Depuis le début du tournoi, je ne suis pas en grande forme. Et je ne suis pas dans une motivation exceptionnelle. J’ai du mal… Après Roland-Garros, je n’ai pas pu vraiment décompresser. Ça s’enchaîne vite avec Wimbledon. Il faut tout de suite s’habituer au gazon. J’ai gagné les deux premiers tours, mais ce n’étaient pas des grands matchs. Je n’ai pas bien joué. J’étais un petit nerveux, tendu. Et aujourd’hui, contre Kubot, qui est un très bon joueur sur le gazon, ça ne passe pas. Ça a fait la différence.

Etes-vous victime de surmenage ?

Le surmenage, je me le mets tout seul. J’ai beaucoup joué depuis le début de l’année. Je me sens un petit peu fatigué mentalement et physiquement. Je commence à avoir quelques pépins, quelques bobos. Il va falloir couper un petit peu et revoir le programme. Là… Beaucoup de personnes disaient que j’avais un bon tableau. Mais Kubot, sur gazon, c’est peut-être mieux que Nadal. Il a bien joué, il a été meilleur. Moi, j’ai besoin de repos. Je vais réessayer de me remotiver pour arriver en forme sur les prochains tournois. Je n’ai pas de points à défendre jusqu’à l’US Open. Je suis 25e mondial, j’ai un bon coup à jouer. Il ne faut pas que je le gâche.

Vous avez envie de vite quitter Wimbledon…

Il y a beaucoup de choses qui me déplaisent ici. Je ne vais pas mentir. Honnêtement, quand on rentre sur le court, la première chose qu’on nous dit est de faire attention au terrain. Ça va, quoi… Les terrains, ils ne sont pas incroyables, ils ne sont pas très bons. Tout le monde se blesse. C’est plus à eux (les organisateurs, ndlr) de faire attention à nous. Il y a beaucoup de pépins, de glissades, de chutes. Ce n’est pas de notre faute. Il y a un problème au niveau des courts. Il faut arrêter… Le premier jour, alors que j’ai simplement envoyé ma raquette par terre, il (le superviseur, ndlr) arrive à me montrer une photo d’une trace… Dans tous les tournois, il se passe cent fois pire. Ici, ça prend tout de suite des proportions. Et on est bipé toutes les 30 secondes pour le badge, on ne peut pas circuler tranquillement. C’est le Grand Chelem que j’aime le moins. Je ne suis pas content de partir parce que j’aurais voulu faire mieux. Mais je vais partir et ça va me faire du bien.

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