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Disparition de Peng Shuai: Bartoli rassurée que l’évolution aille "dans la bonne direction"

Invitée à s’exprimer sur la disparition de Peng Shuai sur BFMTV, Marion Bartoli s’est voulue optimiste, rassurée par les derniers éléments apparus dans ce dossier, et notamment la réapparition publique de la joueuse à l’occasion d’un tournoi à Pékin, le week-end dernier.

Dans l’attente que la joueuse puisse enfin s’exprimer librement, Peng Shuai a multiplié les signes rassurants quant à son état de santé, alors que la pression internationale s’intensifie ces derniers jours pour obtenir des éléments tangibles sur sa situation personnelle. Si Nicolas Mahut estime que ce n’est pas suffisant, Marion Bartoli juge, elle, que "ça va vraiment dans la bonne direction".

"Pour être honnête avec vous, on a quand même eu très peur pour elle, de ne plus jamais la voir, a confié l’ex-joueuse, vainqueure de Wimbledon, sur BFMTV. Sur ces images, certes il y a un filtre, et pas mal de choses qui nous sont données par le gouvernement, mais au moins on sait qu’elle est en vie, qu’on va pouvoir la revoir."

Bartoli: "Je ne pense pas qu'une action politique soit productive"

"La mobilisation doit continuer, ne pas s'arrêter là, relance-t-elle cependant. On veut la revoir sur un court de tennis, libre de voyager, de s’exprimer comme elle le désire. Je suis de plus en plus rassurée, la mobilisation a permis de faire bouger les choses." Alors que plusieurs gouvernements ont exhorté la Chine à fournir "des preuves vérifiables" ces derniers jours, Bartoli met en garde contre un possible conflit politique.

"Je ne pense qu’il faille aller jusque là, ça va plus les brusquer, avoir un effet négatif. Je ne pense pas qu’une action politique soit productive, je pense que ça va causer l’effet inverse." Dimanche matin, Peng Shuai, 35 ans, ex n°1 mondiale du double et star dans son pays, est apparue à un tournoi de tennis à Pékin.

Elle n'avait pas été vue publiquement depuis qu'elle a accusé Zhang Gaoli, un puissant ex-responsable du Parti communiste de 40 ans son aîné, de l'avoir contrainte à un rapport sexuel non consenti au cours d'une relation discontinue de plusieurs années. "Qu'elle ait eu le courage de dire ce qui lui est arrivé, je trouve ça incroyable", confie Bartoli, admirative.

QM