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Vendée Globe: Ari Huusela, dernier skipper en course, se sent un peu "seul"

Vingt-quatre concurrents du Vendée Globe 2020-2021 ont franchi la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne. Mais pas encore Ari Huusela, dernier skipper en course. Attendu le 5 ou le 6 mars, le Finlandais commence à trouver le temps long...

Charlie Dalin, premier à franchir la ligne d'arrivée, a terminé son tour du monde il y a maintenant 34 jours, Yannick Bestaven, vainqueur de l'édition, a eu le temps de sabrer le champagne encore et encore avant de rentrer chez lui, et Jean Le Cam a traîné sa chevelure frisée sur bon nombre de plateaux TV. Mais pour Ari Huusela, le Vendée Globe n'est pas terminé.

Dernier skipper en course depuis l'arrivée d'Alexia Barrier le 28 février, le Finlandais se trouve actuellement au grand large du cap Finisterre (la pointe nord-ouest de l'Espagne) et n'est pas attendu aux Sables-d'Olonne avant le 5 ou 6 mars. Sauf mauvaise surprise finale, le navigateur de Stark sera alors classé 25e de l'édition 2020-2021. Mais le chemin jusqu'à la Vendée est encore long...

"Cela fait des jours que je n’ai pas vu le soleil"

"Ça va, mais je suis un peu fatigué, a expliqué Huusela lundi à l'organisation. Je me suis arrêté (faute de vent) la nuit dernière… Il a fallu que je me démène pour faire avancer le bateau, donc je ne me suis pas beaucoup reposé. Le vent est un peu revenu et on avance à nouveau à 9/10 nœuds. Je suis à moins de 700 milles de l’arrivée, mais je me bagarre dans des vents faibles et ça va encore durer une paire de jours. C’est un peu frustrant. (...) Je croise les doigts pour que les petits airs qui vont m’accompagner pendant les prochaines 48 heures soient plus proches de 10 que de 5 nœuds! Parce que 5 nœuds, ce n’est pas beaucoup… Le truc embêtant c’est d’avoir la mer de face, parce que le bateau tape. Et puis j’aimerais bien avoir enfin du vrai soleil. Cela fait des jours que je n’ai pas vu le soleil."

Vous l'aurez compris, l'ami Ari a légèrement hâte d'en finir. "Pour être honnête, le fait d’être dernier me fait sentir encore plus seul, confie-t-il. Cela m’a déjà fait la même impression lorsqu’Alexia a réussi à passer de l’autre côté de l’anticyclone (au large des Canaries, ndlr) et qu’elle s’est retrouvée 1000 milles devant moi. Mais maintenant que je me rapproche des côtes, je croise pas mal de bateaux qui font la route entre l’Europe et les Etats-Unis."

En parlant de bateau, Huusela est content de ne pas avoir endommagé le sien. "Le bateau va bien, tout marche bien à bord, assure-t-il. J’ai encore du gasoil et mes hydrogénérateurs fonctionnent, donc je peux utiliser le chauffage autant que je veux. Parce que ça se rafraîchit de jour en jour! Mon but était de ramener le bateau en bon état, en partie à cause de ma situation financière personnelle… Le côté positif, c’est que s’il y avait un acquéreur, il pourrait partir tout de suite s’entraîner avec le bateau et disputer la Transat Jacques-Vabre. Le bateau n’est pas encore vendu, mais j’espère que ce sera le cas bientôt."

C.C.