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Vendée Globe: Charlie Dalin premier à l'arrivée, mais pas sûr de gagner

Charlie Dalin (Apivia) a franchi en tête la ligne d'arrivée du Vendée Globe ce mercredi au large des Sables-d'Olonne, après 80 jours, six heures, 15 minutes et 47 secondes. Mais il pourrait ne pas être le vainqueur de cette neuvième édition puisque certains skippers vont avoir des compensations en temps.

Le 8 novembre dernier, Charlie Dalin prenait à 36 ans le départ de son premier Vendée Globe. Le skipper du Havre, vainqueur en 2019 de la Transat Jacques Vabre, savait qu’il avait le bateau et le potentiel pour succéder à Armel Le Cléac’h. Après plus de deux mois passés en mer, il ne sait toujours s'il sera le vainqueur de cette édition 2020-2021.

Aligné sur l’Imoca Apivia, Dalin a franchi en tête la ligne d’arrivée au large des Sables-d'Olonne ce mercredi soir, à 20h35 et 47 secondes, après 80 jours, six heures, 15 minutes et 47 secondes. Une arrivée sans public le long du chenal des Sables-d'Olonne en raison de la crise sanitaire. Seuls 300 bénévoles de la course, masqués, ont été autorisés sur place.

Le suspense reste entier car le classement va dépendre des compensations en temps attribuées à certains navigateurs, qui ont participé au sauvetage spectaculaire de Kevin Escoffier fin novembre.

Des compensations pour Herrmann et Bestaven

L’Allemand Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), actuel troisième, verra son temps d'arrivée décompté de six heures. Et le jury décomptera également dix heures et quinze minutes à Yannick Bestaven (Maître Coq IV), pour le moment cinquième. En clair, pour finir devant Dalin, Herrmann ne doit pas arriver après 2h35. Bestaven, s'il veut finir devant Dalin lui aussi, doit passer la ligne avant 6h50. Il est attendu entre 3h30 et 5h30.

Louis Burton (Bureau Vallée 2) est lui deuxième, alors que Thomas Ruyant (LinkedOut) est quatrième. Il s'agit d'un scénario complètement fou et inédit pour la course autour du monde en solitaire et sans escale.

Jean Le Cam (Yes We Cam!), qui avait réussi à sauver Escoffier dans des conditions de mer dantesques, bénéficiera de seize heures et quinze minutes de compensation, mais il est trop loin pour jouer la victoire. Il faudra toutefois attendre son arrivée pour connaître le podium de cette neuvième édition du Vendée Globe.

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"Nous nous sommes basés sur deux choses. D’abord le temps hors course, c’est-à-dire le temps qui s’est écoulé entre le moment où la direction de course a demandé au skipper de se mettre hors course et le moment où on lui a dit de reprendre la course. On avait un temps de base. On a ajouté un peu de temps pour prendre en compte la fatigue et le stress liés aux manœuvres effectuées qui n’était pas prévues", a expliqué au micro de RMC Sport Georges Priol, président du jury international du Vendée Globe, au sujet de ces compensations en temps.

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