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Vendée Globe: Dalin gagne du terrain sur Bestaven, Joschke abandonne

Charlie Dalin

Charlie Dalin - AFP

Principal poursuivant de Yannick Bestaven (Maître CoQ IV), Charlie Dalin (Apivia) a de nouveau réduit l'écart qui le sépare du leader. Dans un deuxième groupe de chasse, Isabelle Joschke (MACSF) a dû abandonner.

Charlie Dalin n'abdique pas. Relégué à 435 milles (805,6 km) de Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) vendredi matin, le skipper d'Apivia a profité d'une mer plus docile pour revenir à 189 milles (305,6 km) du leader dimanche matin au pointage de neuf heures.

"La mer était bien rangée. Elle était très peu fermée et l'angle était bon: j'ai enfin exprimé le potentiel du bateau. C'était agréable de retrouver des vitesses digne de lui", raconte Dalin sur le site de la course.

Derrière, Thomas Ruyant (LinkedOut) est désormais quatrième, à 277 milles de Bestaven. Le navigateur dunkerquois a été dépassé dimanche matin par Damien Seguin (Groupe Apicil).

À en croire Dalin, l'écart entre lui-même et Bestaven devrait continuer à faire le yo-yo dans les prochains jours. "Yannick est reparti, il a réussi à se dépêtrer de la bulle qui me gêne actuellement, mais je suis content d’avoir autant réduit l’écart. L’élastique devrait se tendre à nouveau, jusqu’au front froid de Cabo Frio (au large de Rio de Janeiro)", estime le skipper d'Apivia.

Joschke trahie par sa quille

Onzième samedi soir, Isabelle Joschke ne verra pas les Sables-d’Olonne à bord de MACSF. La navigatrice franco-allemande a connu une nouvelle avarie de quille, celle de trop. Peu après 22 heures, son team manager, Alain Gautier, a annoncé son abandon.

Joschke ne peut plus contrôler sa quille (la partie inférieure de son bateau) et les déplacements de cette dernière ont créé une légère voie d’eau à bord. "Isabelle doit garder de la vitesse pour ne pas être le jouet des vagues et que l’eau n’entre pas dans le bateau", explique Alain Gautier. La navigatrice fait route vers le nord-est pour retrouver une mer plus calme.

Maxime Sorel, dixième et concurrent le plus proche de Joschke, a fait part de sa tristesse sur le site de la course.

"Avec Isa, on échangeait depuis deux ou trois jours par messagerie, depuis qu’on savait tous les deux qu’on allait se faire défoncer par la dépression. Elle me disait que ‘c’est la merde, ma retenue de quille a pété’. J’étais dégoûté pour elle : je la voyais dans le top 5 à l’arrivée", raconte le skipper de V and B-Mayenne.

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