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Volley (TQO): les Bleus n’ont peur de personne

Doublement sacrée en 2015 (Ligue Mondiale et Euro), la France attaque le tournoi de qualification olympique face à la Russie, mercredi à Berlin (20h30). Si la pression est grande autour de l’objectif olympique, l’esprit de conquête prédomine au sein de la désormais fameuse « Team Yavbou ».

Tout effacer. Recommencer. A part pour épater la galerie, les titres de 2015, aussi beaux soient-ils, ne servent plus à rien à Berlin, où se lance ce mardi le tournoi de qualification olympique pour les JO de Rio. Montés très haut, ces Bleus ambitionnent désormais de stabiliser leur altitude de croisière. Le défi est simple. Une victoire finale dimanche lors ce TQO allemand et le Bleus verront le Corcovado. Une place sur les deux autres marches du podium et ce sera une dernière chance lors d’un ultime tournoi, fin mai-début juin, au Japon. Au-delà des trois premières places, ce sera la fin du rêve olympique. Pas simple, même pour des champions d’Europe en titre.

A Berlin, la concurrence s’annonce rude, pour ne pas dire plus. A commencer par la Russie, premier adversaire des Bleus ce mercredi (20h30). De l’enjeu, les hommes de Laurent Tillie sont conscients. « C’est une compétition pour participer à une compétition. On sait que c’est couperet, lance le géant Nicolas le Goff. Si on la loupe, il n’y a plus rien derrière. Les JO, c’est tous les quatre ans. » Cette temporalité n’a pas non plus échappé à son coéquipier Antonin Rouzier. Mais dans la bouche du « pointu » on perçoit aussi toute la détermination d’une génération sans limite. « On est à fond dans ce tournoi. On sait que ça va être très compliqué, rappelle le joueur d’Arkasspor Izmir. On a confiance en nous, on n’a peur de personne. »

Ngapeth : « On en veut plus encore »

Pour préparer ce rendez-vous, les Français ont écourté les fêtes. Ils sortent de huit jours de stage à Tours et sont arrivés à Berlin dimanche. La rencontre face à la Russie, championne olympique en titre, sera déjà décisive. « C'est un monstre du volley mondial, estime le sélectionneur Laurent Tillie. Ce sont des gros gabarits qui déploient une grosse puissance service-block-attaque et sont dirigés par un entraîneur qui a tout gagné. » Mais cette échéance, et la pression qui l’accompagne, le staff l’anticipe depuis plusieurs années.

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« Le plus important dans la pression, c’est de ne pas la prendre de plein fouet, décrit le coach tricolore. Elle se gère au quotidien. Il faut que ça monte. Tout doucement, comme une cocotte-minute. C’est ce qu’on a essayé de faire. Il faut l’accepter cette pression, connaitre l’enjeu, connaitre les adversaires. Mais on a la pression ! » Un contexte qui n’échappe à personne, pas même à l’homme aux gestes fous, Earvin Ngapeth. « On a tous un nouveau statut. Pas que moi. Tout le groupe, reconnait l’inspirateur de la "Team Yavbou". On le ressent. Mais on peut atteindre un autre stade en se qualifiant aux JO. On en veut plus encore. »

S.R avec M.M