RMC Sport

Athlétisme: Naser, championne du monde du 400m, suspendue deux ans et privée des JO de Tokyo

La championne du monde du 400m, Salwa Eid Naser, a écopé d'une suspension de deux ans pour avoir manqué à ses obligations de localisation antidopage. La Bahreïnie de 23 ans ne sera donc pas de la partie aux Jeux olympiques de Tokyo cet été (23 juillet-8 août).

La sentence est tombée. Salwa Eid Naser, championne du monde du 400 mètres, a été suspendue ce mercredi pour deux ans, pour avoir manqué à ses obligations de localisation antidopage, a annoncé le Tribunal arbitral du sport (TAS). La Bahreïnie sera donc privée des Jeux olympiques de Tokyo cet été.

Saisie en appel, la juridiction suprême du monde sportif a invalidé la décision prise en octobre dernier par le tribunal disciplinaire de la Fédération internationale d'athlétisme (World Athletics), qui avait blanchi la spécialiste du tour de piste.

L'athlète de 23 ans, vice-championne du monde à Londres en 2017 puis sacrée à Doha en 2019, est donc "sanctionnée par une période d'inéligibilité de deux ans" à compter de mercredi, en tenant compte de la suspension provisoire déjà purgée du 4 juin au 14 octobre 2020.

Elle conserve son titre mondial

Alors que cette suspension met un coup de frein considérable à sa progression fulgurante depuis les JO de Rio en 2016, la Nigériane d'origine, qui a pris la nationalité de son père en 2014, va conserver son titre mondial.

En plus de cette période de suspension à purger, ses résultats ont été effacés "à compter du 25 novembre 2019", ce qui laisse donc subsister son titre mondial acquis un mois plus tôt avec le troisième chrono le plus rapide de tous les temps (48,14 sec), devançant celui de la Française Marie-José Pérec lors des JO-1996 d'Atlanta.

Sans dévoiler les motivations de sa sentence, le TAS déclare la Bahreïnie "coupable d'une violation de l'article 2.4" des règles antidopage de World Athletics, qui sanctionne trois manquements aux obligations de localisation en moins d'un an.

L'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) reprochait à Salwa Eid Naser quatre manquements : une erreur de renseignement (datée du 1er janvier 2019) et trois contrôles manqués les 12 mars 2019, 12 avril 2019 et 24 janvier 2020. Mais le tribunal de World Athletics avait décidé à l'automne dernier de rejeter le contrôle manqué d'avril 2019, rendant une sanction impossible.

Luca Demange avec AFP