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Athlétisme: une plainte pour agression sexuelle déposée contre Wilfried Happio

Le spécialiste du 400m haies Wilfried Happio, victime d'une agression lors des derniers championnats de France, ferait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle selon Le Parisien. La plaignante serait la sœur de l'homme ayant agressé Happio.

Nouveaux éléments dans l'affaire Wilfried Happio. Selon les informations du Parisien et d’un journaliste de France TV, Thierry Vildary, le coureur de 400m haies agressé samedi dernier avant sa victoire aux championnats de France serait visé par une plainte pour agression sexuelle, pour des faits qui se seraient déroulés il y a plusieurs semaines. La plaignante serait la sœur de l'homme ayant agressé Happio à Caen.

Des "gestes déplacés"

Frappé au visage, ce dernier avait tout de même réussi à battre son record personnel (48’’57) et à valider le niveau de performance demandé par la Fédération française d'athlétisme (FFA) pour participer aux Championnats du monde de Eugene, aux Etats-Unis, dans moins de deux semaines (15-24 juillet). Malgré un bandage sur l'oeil gauche, le spécialiste du 400m haies avait survolé sa course. Il s’était ensuite rendu à l’hôpital avant de revenir le lendemain pour recevoir sa médaille. Interrogé par les journalistes, l’athlète de 23 ans n’avait pas souhaité s'exprimer sur son agression.

D’après Le Parisien, la jeune fille qui a porté plainte contre lui se serait rendue jeudi dans un commissariat du 12e arrondissement de Paris. Elle serait également pensionnaire de Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep). Elle dénoncerait des faits datant du mois d'octobre 2021. Selon son témoignage, Happio aurait eu "des gestes déplacés" à son encontre au sein de l’Insep, ce qu'elle aurait confié à son frère, qui aurait ensuite "pété un câble" en voyant Happio à Caen. L’agresseur aurait lui aussi fait une déposition au commissariat de Caen dimanche.

De son côté, la FFA a présenté une étonnante ligne de défense dans cette affaire. "La sécurité était assurée comme elle était assurée sur tous les championnats, a assuré au micro de RMC Sport le président de l'instance, André Giraud. Il y a eu un événement regrettable, on en tirera les conséquences, bien sûr. Il n’y a pas eu de faute de la fédération au niveau sécuritaire, au niveau bénévole. Il y avait ce qu’il fallait. Vous savez qu’on vit dans une société particulière. Je dirai que tous les jours, tous les week-ends sur les terrains de football, il y a des agressions pires que celle-là."

RR