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Mondiaux d’athlé: Bosse n’aura rien à perdre

Pierre-Ambroise Bosse à l'arrivée de sa demi-finale mondiale du 800 m

Pierre-Ambroise Bosse à l'arrivée de sa demi-finale mondiale du 800 m - AFP

Qualifié pour la finale du 800 mètres (mardi à 14h55) après une demi-finale à suspense et une longue attente, Pierre-Ambroise Bosse abordera le rendez-vous dans la peau d’un outsider. De quoi surprendre la concurrence ?

Et s’il réussissait le coup inverse ? Huitième et dernier de la finale des « Europe » l’été dernier, alors qu’il avait entamé la compétition avec la meilleure performance continentale de la saison, Pierre-Ambroise Bosse débarquait aux Mondiaux de Pékin avec le… onzième chrono mondial sur 800 mètres. Pas de quoi prétendre à la médaille. Mais dans une épreuve à forte densité où tout peut arriver, le Français de 23 ans aura peut-être une belle carte à jouer mardi (14h55 en France) en finale. Celle de l’outsider qui peut surprendre. « Ce n’est pas un rêve car j’ai déjà vécu une finale mondiale (7e à Moscou en 2013, ndlr), a expliqué Bosse au micro de RMC. Je vais profiter de ma forme du moment. J’arrive en pleine forme. Maintenant, c’est parti. Il faut lâcher les chevaux et arrêter de penser. »

Pierre-Ambroise l’avait annoncé : la demi-finale allait être « la course la plus difficile de (s)a carrière ». Elle a surtout donné un scénario fou. Puis une attente irrespirable. Quatrième (finalement troisième après la disqualification de l’Ethiopien Mohammed Aman, champion du monde en titre) en 1’45’’02 d’une première demie très disputée et remportée par le Polonais Adam Kszczot en 1’44’’97, Bosse devait patienter de longues minutes avant de savoir si son temps allait lui permettre d’être repêché pour la finale. Ce sera finalement le cas. Pour son plus grand bonheur.

« L’attente était insoutenable »

« Je suis vraiment très ému, commentait le Français. L’attente était insoutenable. Maintenant, je vais devoir me reconcentrer car j’avais presque perdu ma concentration et mon espoir de passer en finale. Mais quelle course ! Quelle folie ! Vraiment, c’est incroyable. » En 2014, le garçon avait craqué juste avant la finale européenne, victime d’une hyperventilation du cœur due à la pression. Serein à l’heure d’aborder une finale mondiale où il ne sera pas le favori, Bosse assure que ça n’arrivera plus : « Je n’ai pas eu de tachycardie hier et aujourd’hui. C’est terminé tout ça. »

A.H. avec F.-X.C. à Pékin