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Claude-Boxberger positive à l'EPO: "On ressert les mailles" assure la Fédération

André Giraud

André Giraud - ICON SPORT

André Giraud, président de la Fédération française d'athlétisme, assure que le travail est fait pour lutter contre le dopage. La Française Ophélie Claude-Boxberger a été contrôlée positive à l'EPO.

Une nouvelle affaire de dopage dans l'athlétisme français. Ophélie Claude-Boxberger, spécialiste du 3.000m steeple (éliminées en séries aux derniers Mondiaux de Doha), a été contrôlée positive à l'EPO. Le pôle santé publique du parquet de Paris a confirmé l'ouverture d'une "enquête préliminaire le 14 octobre des chefs d'infractions à la législation sur le dopage et les substances vénéneuses", enquête confiée à l'Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique) et qui fait suite à un signalement de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) le 11 octobre.

Après Clémence Calvin (suspicion de fuite sur un contrôle inopiné) et de Morhad Amdouni (suspicion d'achat de produits dopants), la Fédération française d'athlétisme doit donc gérer un autre dossier. Mais c'est l'AFLD qui a la main. "La FFA reste entièrement à la disposition de l’AFLD mais nous ne savons rien pour l’instant, a expliqué ce mardi le président de la Fédération, André Giraud. Nous ne savons même pas si une enquête est ouverte. Ça crée un malaise, c’est évident, mais on ne peut pas faire de commentaires. Ce ne sont pas les premières affaires et malheureusement, ce ne sera pas les dernières affaires sur le demi-fond. Nous, on fait le boulot en France."

"Le problème, c’est qu’on est tenu à l’écart de ces dossiers"

"Il n’y a pas eu de perquisitions à la Fédération mais des réquisitions de documents du secteur médical pour avoir des informations sur le dossier Ophélie Claude-Boxberger, a précisé André Giraud, qui assure que la FFA fait preuve de rigueur. On parle des athlètes connus mais il y a plus de cas pour des athlètes pas connus et on fait le travail. Mais les fédérations n’ont aucun pouvoir disciplinaire. Le problème, c’est qu’on est tenu à l’écart de ces dossiers. Désormais, on ressert les mailles car tous les stages des athlètes doivent être validés par la fédération." 

LP avec AT