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JO 2016, athlé - Mekhissi : "Moi, on ne m’a jamais fait de cadeau"

Mahiedine Mekhissi

Mahiedine Mekhissi - AFP

Invité de l’Intégrale Rio sur RMC, Mahiedine Mekhissi a exprimé sa fierté d’avoir décroché le bronze sur 3000m steeple. Sa troisième médaille olympique. Une récompense obtenue après la disqualification du Kenyan Ezekiel Kemboi contre qui il a déposé une réclamation.

Il affiche un large sourire. Heureux d’avoir décroché le bronze du 3000m steeple sur la piste de Rio. Sa troisième médaille olympique. A 31 ans, Mahiedine Mekhissi est entré dans la légende de l’athlétisme français. « Je suis content. Une troisième médaille olympique, ce n’est pas donné à tout le monde. J’égale Alain Mimoun (médaillé au cours de trois JO consécutifs en 1948, 1952 et 1956, ndlr), c’est une légende. C’est un honneur de pouvoir l’égaler. Je marque l’Histoire. »

Pour y arriver, le Rémois, quatrième de la finale, a dû poser une réclamation afin de disqualifier le Kényan Ezekiel Kemboi, troisième. Une démarche qu’il assume pleinement. « Moi, on ne m’a jamais fait de cadeau, rappelle-t-il. Alors pourquoi j’en ferais aux autres ? Il y a des règles, il faut les appliquer. A Zürich, on m’a disqualifié, j’ai accepté. C’est la course. Dans la course, on n’a pas d’amis. C’est chacun pour soi. Dans le cas inverse, je mets ma main à couper que le Kenya porte réclamation pour récupérer la médaille. C’est le jeu. »

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Mekhissi : « J’ai couru à l’expérience »

Après de longs mois de galère et de blessures, Mekhissi a sorti une course stratégique, tout en contrôle, pour se hisser sur le podium. Conscient de ne pas être dans la forme de sa vie. « Quand j’ai vu sortir Kemboi, j’ai su qu’il allait être disqualifié, raconte-t-il. Donc j’ai basé ma course sur les mecs de derrière.

Les deux premiers, c’était impossible pour moi de les battre. Je n’avais pas le niveau par rapport aux galères que j’ai connu l’année dernière. Au début de la course, j’étais asphyxié par la chaleur, il faisait plus de 40 degrés. Le rythme était très élevé. En temps normal, ce rythme-là, je suis capable de le suivre. Mais aujourd’hui, j’ai couru à l’expérience. J’ai bien géré la course. J’ai bien fait parce que si je ne ralentis pas, je ne vois pas Kemboi sortir. Il y a aussi une part de chance. »

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