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F1: au Qatar, les petites phrases de Verstappen et Hamilton sur l'incident du Brésil

Avant de débuter le week-end du Grand Prix du Qatar (course dimanche à 15h), Lewis Hamilton et Max Verstappen n'ont pas manqué de prolonger le débat sur l'incident survenu au GP du Brésil, pour lequel Mercedes réclame la rouverture d'une investigation.

Quatre jours après le Grand Prix du Brésil, et avant le début du premier GP du Qatar de l'histoire, Lewis Hamilton et Max Verstappen ont prolongé jeudi le débat sur le fameux incident survenu au 48e tour de la course, à savoir la manoeuvre litigieuse du pilote néerlandais de Red Bull pour empêcher son rival britannique de le doubler. Une action qui n'a pas abouti à une sanction, mais qui a poussé Mercedes à demander la rouverture de l'investigation des commissaires.

Pour Max Verstappen, accusé d'avoir sciemment manqué son virage pour envoyer son concurrent en-dehors de la piste, il n'y a pas lieu d'épiloguer sur ce dépassement avorté (qui s'est finalement produit peu après). "Je n'ai pas eu besoin de regarder les séquences parce que je conduisais la voiture, donc je sais exactement ce qui s'est passé, a déclaré le leader du championnat du monde en conférence de presse. Comme je l'ai dit la dernière fois, j'ai trouvé que c'était une belle bataille et j'ai eu beaucoup de plaisir aussi là-bas. À la fin de la journée, ils ont gagné la course, c'est juste. Ils étaient plus rapides que nous. Mais je pense que c'était une bonne bataille".

"Pas la fin du monde" en cas de pénalité

Lorsqu'il lui a été demandé s'il était prêt à refaire la même manoeuvre si besoin, Verstappen a acquiescé. L'occasion pour lui, aussi, de se justifier sur les images de sa caméra embarquée, montrant son virage timide dans le duel avec Hamilton: "En tant que pilote, je pense que nous savons exactement ce que nous pouvons ou ne pouvons pas faire dans une voiture. Et nous nous battions dur, en freinant tard dans le virage, les pneus étaient assez usés. Si j'avais tourné plus brusquement à gauche, je serais parti en tête-à-queue".

Et si jamais une pénalité devait finalement être prononcée à son encontre, ce qui lui ferait potentiellement perdre trois points au classement, Verstappen a assuré "ne pas y penser". Et quand bien même, si la sanction devient réalité, "ce ne sera pas la fin du monde".

Hamilton: "J'ai gagné"

Lewis Hamilton s'est de son côté autorisé une réponse à la fois pragmatique et piquante concernant cet incident: "J'ai gagné. C'est comme ça que je vois les choses". Il a néanmoins, sans trop s'étendre pour autant, tout de même tenu à soutenir la demande de révision portée par son écurie: "Nous avons regardé [les nouvelles images diffusées après la course], et nous avons naturellement un point de vue différent maintenant. Mais je mets toute mon énergie à régler la voiture et à m'assurer que je suis dans le bon état d'esprit ce week-end".

Des questions sur l'incident et les développements de cette affaire ont aussi été posées au reste du paddock. "Je trouve ça un peu inutile", a répondu Sebastian Vettel (Aston Martin), à propos de la requête de Mercedes. "Lewis a fait une super course. Il a gagné. Il était plus rapide. C'est tout", a-t-il ajouté, selon les propos rapportés par Motorsport.

Son de cloche similaire chez Fernando Alonso (Alpine): "Je ne sais pas précisément si c'était si mal, mais les commissaires ont considéré qu'il n'y avait pas de pénalité à donner, alors j'imagine qu'il n'y aura pas de pénalité". Enfin, Kimi Räikkönen (Alfa Romeo), évidemment laconique, a adopté une position un peu plus marquée: "Il n'y a rien de fou. J'ai vu des choses bien pires".

https://twitter.com/julien_absalon Julien Absalon Journaliste RMC Sport