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F1: pour Romain Grosjean, "le retour du Grand Prix de France est extraordinaire"

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La saison 2018 de F1 débute le 25 mars en Australie. Romain Grosjean y attaquera sa troisième année chez Haas. A 31 ans, le pilote français ambitionne de meilleurs résultats avec l'écurie américaine. Et attend avec impatience le Grand Prix de France.

La saison 2018 débute dans quelques jours. Quels sont vos objectifs personnels et ceux de votre écurie Haas ?

Les objectifs pour Haas en 2018, c’est de faire mieux que lors des deux premières saisons, notamment au championnat des constructeurs. On fait deux fois huitièmes, donc on va essayer de progresser. Mes objectifs personnels, ils dépendent beaucoup de ce que la voiture est capable de faire. C’est toujours sympa de rentrer dans le top 10 du championnat des pilotes. Mais on dépend énormément de la voiture, donc on va essayer de donner le meilleur à chaque fois, de faire le maximum et d'aller tirer le potentiel entier de la voiture.

La voiture, justement. Est-elle bien née? Et par rapport aux saisons précédentes, est-ce qu’elle sera performante assez tôt dans la saison?

Oui, la Haas 2018 est une bonne voiture. Elle est bien née, elle me donne vraiment de très bonnes sensations, donc c’est extrêmement positif. D’une manière générale, plus que les temps au tour, ce que je regarde c’est la façon dont on est capables de rouler avec la voiture et de la régler. Pour ça, on a plutôt une bonne surprise en ce début d’année. Maintenant, il faut attendre le début de la saison et voir comment la première qualification va se dérouler. Et ensuite, voir à quel point on est capables de développer la voiture durant l'année.

Avez-vous une idée de votre niveau par rapport aux autres écuries?

On a une vague idée d’où on se situe en matière de performances. Maintenant, on le garde pour nous (sourire), mais oui on a une idée et on espère être justes.

Pour vous, est-ce important d’avoir gardé le même coéquipier, la même équipe autour de vous et de l’écurie?

Oui, une équipe stable, c’est important en Formule 1. Continuer avec Kevin (Magnussen, son coéquipier chez Haas), avec les mêmes ingénieurs, avec les mêmes personnes en charge de l’équipe, c’est important. On a eu de bonnes recrues qui nous ont rejoint, ce qui va nous permettre de progresser encore et de s’améliorer. Avec Kevin, on sait la façon dont chacun travaille donc c’est positif.

C’est votre troisième saison chez Haas. Il est souvent compliqué pour une nouvelle écurie d’arriver en Formule 1 et l’écurie américaine a débarqué dans les paddocks en 2016. Mesurez-vous le chemin parcouru par Haas?

Oui, je le mesure et j’aime la mentalité positive, l’envie d’aller de l’avant de Gene (Haas, le propriétaire et fondateur de l’écurie), qui a déclaré cet hiver: "On veut être à une seconde des Ferrari". Ce qui est un objectif possible, on a le même moteur, on a les mêmes suspensions, donc il n’y a pas de raisons qu’on y arrive pas. Et pour moi c’est une motivation pour toute l’équipe de pouvoir se dire: "Voilà, M. Haas n’est pas venu en Formule 1 uniquement pour se faire connaître, mais parce qu’il a envie de réussir, de faire comme en Nascar et d'essayer un jour, pourquoi pas, de gagner des courses."

Le Grand Prix de France est à nouveau au calendrier cette saison (le 24 juin 2018). Que pensez-vous de ce retour ?

Le retour du Grand Prix de France, c’est extraordinaire pour nous en tant que pilotes français (avec Pierre Gasly et Esteban Ocon). Et même pour le sport automobile d’une manière générale. On a une histoire extrêmement importante dans le sport automobile mondial. Et puis voilà, je suis super content de retourner au Castellet (autre nom du circuit Paul-Ricard) et j’ai hâte de découvrir ce qu’est un Grand Prix à la maison.

Lewis Hamilton a récemment critiqué la piste du Grand Prix de France (le circuit Paul-Ricard). Vous avez roulé là-bas, quelle est votre opinion ?

Je crois qu’il faut aller voir la piste avec le nouveau tarmac et les changements qui ont été faits sur quelques virages pour la rendre un peu plus sympa. Je crois que cela a été dans la bonne direction. Donc on peut toujours critiquer une piste avant de l’avoir essayée, mais c’est au moment où on roulera qu’on se rendra compte si cette piste est bien ou non. Après, pour moi, cela passe au second plan, car on a un Grand Prix de France et c’est cela le plus important.

Que peut-on vous souhaiter pour cette saison ?

Plein de points, plein de top 10, et si les étoiles s’alignent, un podium ! (Sourire)

Lucas Vinois