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F1: Renault dévoile ses plans

De retour en F1 en tant qu’écurie, Renault a présenté ce mercredi la RS16 que piloteront le Danois Kevin Magnussen et le Britannique Jolyon Palmer cette année. Une monoplace noire avec laquelle la marque française espère se battre pour les premières places d’ici trois ans.

Il y avait foule ce mercredi à Technocentre Renault de Guyancourt pour la découvrir. A quoi allait donc ressembler cette RS16 de l’écurie française, absente des paddocks de F1 depuis cinq ans ? Les quelque 300 journalistes et les curieux qui ont suivi la conférence par Internet ont découvert une voiture entièrement noire sur laquelle figurent Renault et Infiniti, la marque haut de gamme de Nissan. 

Une monoplace que piloteront le Danois Kevin Magnussen (23 ans), qui avait effectué une saison complète en 2014 chez McLaren, et le rookie britannique Jolyon Palmer (25 ans), champion 2014 de GP2. Le rôle de réserviste reviendra au jeune talent français Esteban Ocon (19 ans), champion de GP3 l’an passé. « Il y a de l’émotion. 120 000 personnes dans le groupe attendaient ça, a confié Carlos Ghosn, le PDG de Renault et Nissan. Depuis 1977, Renault a remporté 12 titres mondiaux en F1 mais aujourd’hui, c’est un nouveau chapitre. Nous revenons avec une équipe pleine. » 

Embourbée dans le « Crashgate » de Singapour en 2008 (Nelson Piquet Jr s'était volontairement jeté dans le rail pour favoriser son coéquipier Fernando Alonso), la firme française était devenue simple motoriste en 2011. Avec succès puisque son association avec Red Bull avait tout raflé entre 2010 et 2013 (titres pilotes et constructeurs). Mais « si on ne fait que des moteurs, on investit beaucoup et on obtient peu de retombées », constate Ghosn.

Ghosn : « Booster l’image de la marque »

Dix ans après le titre mondial obtenu par Fernando Alonso, Renault a donc ressauté le pas. Dans un but clair pour son PDG : « Booster l’image de la marque. Dans les prochaines années, la croissance de notre groupe se fera dans des pays émergents, comme la Chine, l'Inde et le Brésil, où la F1 est l'un des sports les plus populaires. Nous devons utiliser notre présence en F1 pour doper nos ventes. » 

Ce business-plan doit forcément s’appuyer sur une réussite sportive. Mais Ghosn l’assure, l’écurie aura le temps de construire son succès : « J’ai donné trois ans à l’équipe pour être sur le podium. On va monter en puissance petit à petit pour être compétitif. J’aimerais faire plus mais, pour l’instant, il faut rester raisonnable. Nous avons des concurrents forts. C’est une mission difficile mais une mission possible. »

la rédaction avec C.M.