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GP de Bahreïn: pourquoi Verstappen a laissé passer Hamilton en fin de course

Après un duel épique avec Max Verstappen (Red Bull), Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté ce dimanche le Grand Prix de Bahreïn, le premier de la saison. Le Néerlandais avait pourtant une voiture plus rapide et a même doublé son adversaire... avant de lui céder la place pour une question de sanction possible.

C'est ce qu'on appelle se faire prendre à son propre piège. En plein Grand Prix de Bahreïn ce dimanche, Red Bull fait passer un message à Max Verstappen: le Néerlandais est prévenu des petites manoeuvres des Mercedes, qui utilisent tranquillement l'extérieur au virage 4. Ce qui est évidemment interdit. Red Bull s'en amuse en demandant au Néerlandais de faire de même, lequel s'est étonné de la tolérance sur un tel grattage.

Un problème de trajectoire dans le virage

Un message radio qui était évidemment destiné à la commission de course. Les commissaires n'ont pas pris trop de temps avant d'adresser un avertissement verbal à Mercedes. Lewis Hamilton est alors prié par son camp de faire attention, sous peine d'écoper d'une pénalité. Jusque-là, rien d'anormal. C'est pourtant cette même manoeuvre qui a coûté la victoire à Red Bull.

Alors que Lewis Hamilton souffre en tête de la course, avec ses pneus durs chaussés très tôt, Max Verstappen ne cesse de gratter du temps. Jusqu'à atteindre la zone de DRS. Bouillant, le Néerlandais, parti en pole, parvient à avaler la Mercedes dans le 53e tour. Mais stupeur: le pilote de 23 ans laisse passer volontairement, quelques virages plus loin, son adversaire. Il ne parviendra plus à le reprendre.

Red Bull craignait une sanction

Quelle explication à ce geste presque altruiste? En doublant Lewis Hamilton, Max Verstappen a trop pris l'extérieur du virage... comme le faisaient les Mercedes en début de course. Comme ce qu'avait reproché Red Bull à Mercedes. Un boulevard pour le Britannique, qui a signé sa 96e victoire en carrière.

C'est en fait Christian Horner, le directeur de Red Bull, qui a donné cette consigne à son pilote. "J'aurais pu prendre les cinq secondes (d'avance, en cas de pénalité), a estimé Max Verstappen. "On a eu l'appel de la direction de course", a répondu le patron de l'écurie. Qui sait, si Red Bull n'avait pas prévenu plus tôt les commissaires de course et donc Mercedes, une réclamation aurait peut-être été possible... Pris à son propre piège.

https://twitter.com/apobouchery Apolline Bouchery Journaliste RMC Sport