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GP de France: Bottas s’est lâché contre Mercedes à sa radio

Seulement quatrième du Grand Prix de France, Valtteri Bottas en voulait à son écurie, Mercedes, pour sa stratégie ratée qui lui a coûté le podium, et l'a fait bruyamment savoir à sa radio.

Après deux Grands Prix hors des points, à Monaco et en Azerbaïdjan, Valtteri Bottas a retrouvé le haut du classement, ce dimanche en France. Après avoir longtemps occupé le podium au Castellet, le Finlandais a finalement pris la quatrième place de la course, victime d’une erreur tactique de Mercedes. Un résultat qui ne l’a pas satisfait du tout, comme il l’a fait savoir à sa radio à quelques tours de la fin.

L’écurie allemande avait fait le choix de ne s’arrêter qu’à une reprise, contre deux pour son adversaire direct et rival du moment, Red Bull. La décision s’est avérée perdante: 3e à dix tours de la fin, Max Verstappen a croqué Bottas puis Lewis Hamilton pour s’imposer. Le deuxième pilote Red Bull, Sergio Perez, qui partait pourtant de loin, a lui aussi réussi à faire son retard sur les Flèches d’Argent, pour chasser Bottas du podium.

"L'équipe a fait son choix"

Peu après avoir été dépassé par le Mexicain, Bottas fulminait. "Pourquoi est-ce que personne ne m’écoute quand je dis qu’il faut faire deux arrêts ? Putain de merde", s’est-il écrié à sa radio, alors qu’il était encore en course, avec des pneus en souffrance. Une colère qui traduit le mal-être actuel de Bottas, seulement 5e au championnat des pilotes, avec des performances indignes de sa voiture, et qui sent son baquet de l’année prochaine s’éloigner.

Interrogé après la course par Sky Sports, Bottas ne pensait pas avoir été trop loin dans ses propos. "J’ai dit de manière très claire ce que je pensais. J’ai suggéré deux arrêts plus tôt dans la course, mais l’équipe a fait son choix et voilà où nous en sommes", a expliqué Bottas, qui s’est qualifié de "cible facile" pour les deux Red Bull. "Évidemment, j’ai tout tenté. J’ai essayé de finir sur le podium, mais les pneus étaient foutus, donc je n’avais aucune chance. Si on avait fait deux arrêts, on serait pour sûr sur le podium et à la bagarre pour la victoire."

Corentin Parbaud Journaliste RMC Sport