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Covid-19: Parker a échangé avec Maracineanu pour "sauver le sport français"

Après son coup de gueule dans L’Équipe, Tony Parker s’est entretenu ce lundi avec Roxana Maracineanu, la ministre des Sports. Un dialogue jugé constructif par le propriétaire de l’Asvel, qui se dit extrêmement inquiet pour l’avenir du sport français, fortement impacté par la crise du Covid-19. Et pour le basket en particulier.

Il n’a pas caché son agacement. Dans une interview accordée samedi à L’Équipe, Tony Parker est monté au créneau pour dénoncer le manque du soutien du gouvernement pour le sport français en cette période de crise sanitaire. Et pour le basket en particulier. Un coup de gueule qui semble avoir trouvé un écho au ministère des Sports. Le propriétaire de l’Asvel s’est entretenu ce lundi avec Roxana Maracineanu. Un dialogue jugé constructif par l’ancien meneur de jeu des Bleus.

"On veut tous les deux la même chose: trouver des solutions pour le bien du sport français dans son ensemble, explique l’ancien joueur de San Antonio au Parisien. Il va se passer des choses. Mon but n’est pas de sensibiliser le gouvernement sur nos vrais problèmes. Les clubs ont besoin de précisions et de certitudes."

"Si on va au-delà, c’est la mort de notre sport"

"J’ai l’impression que certains ne réalisent pas la situation et les besoins du sport français, poursuit la star de 38 ans. Quand on voit les sommes annoncées, on a vraiment la sensation de ne pas être pris au sérieux. On parle d’une enveloppe de 110 millions d’euros pour tout le sport, c’est déjà ça, mais ça ne sera pas suffisant pour sauver le sport amateur et professionnel. C’est trop peu comparé aux 2 milliards qui sont évoqués pour la Cutlure."

Si les mesures restrictives qui accompagnent la pandémie de Covid-19 venaient à perdurer, Tony Parker craint pour l’avenir du sport dans l’Hexagone. "On vit l’une des plus grandes crises de l’histoire et j’ai juste envie d’aider mon pays. Je suis quelqu’un de positif qui essaie de faire bouger les lignes, de fédérer les gens et de les inspirer, mais là je suis très inquiet pour le sport en France, explique-t-il. Si rien ne change, certains clubs mettront la clé sous la porte. Au basket, les budgets sont tous bâtis autour de la billetterie et des partenaires. Avec Monaco et Boulogne-Levallois, on a accepté de jouer un mois à huis clos, mais si on va au-delà c'est la mort de notre sport. On se doute que le gouvernement doit gérer de nombreux dossiers complexes mais l'objectif est de trouver des solutions ensemble".

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur