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JO 2016, Céline Dumerc : "Ça les soulage de ne plus m’avoir sur le dos !"

Céline Dumerc

Céline Dumerc - AFP

Blessée et grande absente de l'équipe de France de basket féminin pour ces JO 2016, la capitaine Céline Dumerc est revenue au micro de RMC sur son état de santé et sa situation ce dimanche. L’ex-capitaine est devenue la première supportrice des Bleues.

Céline Dumerc, comment allez-vous depuis votre entorse à la cheville ?
On accepte la situation, tout simplement. Quelques jours sont passés pour encaisser la chose. Maintenant, le plus important, c’est ce que font les filles sur le terrain. Comment je me sens, ça passe au deuxième plan.

Comment avez-vous vécu le match contre la Turquie ?
Bien. Au début, c’est difficile. Quand on les voit en souffrance, on se dit : "qu'est-ce que j'aimerais les aider". Puis après, je suis devenue une simple supportrice. J’ai aimé voir les attitudes, les consignes qui ont été respectées. Elles ont fait une belle rencontre. Ce n'est jamais évident contre un adversaire qui nous pose toujours des problèmes. C’était une victoire intéressante pour tout le groupe.

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Où en êtes-vous au niveau administratif ?
Je ne suis plus au Village olympique donc ça complique énormément toute l’organisation, tous les déplacements, etc. On a le droit d’y rentrer mais seulement de 9h le matin à 9h le soir. En allant chercher mon passeport, j'ai réussi à rencontrer sur la route le bus des filles, dans lequel on est montées. C'est folklorique (rires).

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Malgré cette tuile, vous avez le sourire…
Oui, ce qui m’importe c’est que les filles soient prêtes pour la compet. Dans mon malheur, on a pu faire appel à une remplaçante (Amel Bouderra) et elle va beaucoup nous apporter. Si je m’étais blessée plus tard, j’aurais mis mon équipe en péril. Je suis contente pour elles. Ce ne sont plus mes JO. Ça me fait plaisir de les voir gagner. Quand elles perdront, ça me fera mal au cœur. J’aime bien rester un peu à l’écart, c’est leur compétition. Je n’ai plus à interférer dans quoi que ce soit. Je suis au quotidien avec elles. J’arrive à rester dans la vie de groupe, mais il faut qu’on les laisse trouver leur organisation sans la Céline Dumerc un peu lourde-dingue qui avait toujours quelque chose à dire. Ça les soulage de ne plus m’avoir sur le dos !

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La rédaction avec Cyril Mejane et François Giuseppi