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Donald Trump s'en prend sévèrement à LeBron James après ses accusations sur le racisme

Donald Trump

Donald Trump - AFP

Le président américain Donald Trump a signé un tweet moqueur pour répondre aux propos de la star du basket LeBron James, qui l'avait accusé de nourrir les divisions raciales aux Etats-Unis.

Donald Trump n'a guère goûté la dernière sortie de LeBron James, dans laquelle il l'accusait de nourrir les divisions raciales aux USA. La contre-attaque du président américain a fusé.

"LeBron James a été interviewé par l'homme le plus stupide de la télévision, (le présentateur de CNN) Don Lemon. Il a réussi à faire apparaître Lebron comme quelqu'un d'intelligent, ce qui n'est pas facile à faire", a-t-il tweeté.

Dans une interview à CNN réalisée mardi mais diffusée vendredi soir, la nouvelle star des Los Angeles Lakers avait accusé le président d'utiliser le sport pour "diviser" les Américains en fonction de leur couleur de peau, après la polémique sur les joueurs de football américain qui mettent genou à terre pendant l'hymne national.

LeBron James: "Je pense que notre président essaye de diviser"

"Je pense que notre président essaye de diviser", a expliqué le nouveau joueur des Lakers. "C'est quelque chose que je ne peux pas comprendre, parce que je sais que c'est grâce au sport que j'ai côtoyé quelqu'un de blanc pour la première fois", a ajouté le joueur de 33 ans, natif d'Akron, ville ouvrière de l'Ohio, dans le nord du pays.

Donald Trump n'a de cesse de critiquer depuis près d'un an les joueurs de football américain, majoritairement noirs, qui s'agenouillent pendant l'hymne national pour protester contre les violences policières. En mai, le milliardaire républicain avait même estimé que ces joueurs ne "devraient peut-être pas être dans le pays".

LeBron James, le joueur le plus médiatisé de la NBA, est un farouche adversaire du président Trump. Interrogé sur ce qu'il lui dirait s'il venait à s'asseoir en face de lui, James a répondu: "Je ne serais jamais assis en face de lui". "Je m'assiérais en face de Barack par contre", a-t-il ajouté, en référence à l'ancien président démocrate Obama, dont il a soutenu les campagnes en 2008 et 2012.

JBi avec AFP