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NBA: "Je regardais ça à la télé et maintenant c’est moi qui joue", savoure Ousmane Dieng, le rookie du Thunder

Drafté en 11e position lors de la draft NBA 2022, le jeune ailier français Ousmane Dieng (Oklahoma) prend ses marques au sein de la grande ligue. L’ancien pensionnaire du centre fédéral a signé le 1er novembre sa meilleure prestation avec 8 points, 4 rebonds 2 passes en 17 minutes. De bon augure pour l’ailier de 2,06m qui avait fait le choix de s’exiler en Nouvelle-Zélande en NBL, la ligue australienne et néo-zélandaise qui attire de plus en plus de jeunes joueurs prometteurs avant leur draft.

Ousmane, ça va plutôt bien avec ce bon début de saison et cette acclimatation à Oklahoma, non ?

Cela va bien. J’ai eu du temps de jeu mardi. Cela se passe bien. On a une équipe très jeune. On est tous là pour apprendre. On s’entraîne. Il y a quelques vétérans comme Mike Muscala et Shai Gilgeous-Alexander qui sont là depuis quelques temps dans la Ligue. C’est bien pour apprendre.

Est-ce impressionnant de fouler des parquets NBA ?

Bien sûr. A chaque fois que je vais dans une salle NBA, je me dis que je regardais ça à la télé et maintenant c’est moi qui joue. C’est toujours impressionnant.

Après être passé en Nouvelle-Zélande, l’éloignement est-il moins difficile à gérer d’un point de vue personnel ?

Oui, cela aide. Je suis aussi parti de chez moi à 13 ans. Cela n’a pas été trop dur de ce point de là.

Le Thunder réalise un bon début de saison, avez-vous le sentiment de faire taire les gens qui vous prédisaient la dernière place ?

En vérité, on n’écoute pas trop. On est là pour jouer, pour se montrer et pour gagner des matchs. On n’écoute pas ces critiques-là. J’espère qu’on va continuer à encore gagner des matchs. On est une équipe très jeune. Cela me rappelle un peu l’INSEP.

Le rythme des matchs et des entraînements est-il très différent de ce que vous avezconnu jusqu’ici ?

C’est le rythme des matchs. On joue tous les deux jours, voire tous les jours. Il y  a beaucoup moins d’entraînements. Mais c’est là où c’est le plus important, c’est d’être bien concentré quand il y en a, surtout être prêt mentalement. Pour les matchs, dès qu’on a une opportunité, c’est se donner à fond et gratter des minutes.

OKC est tourné vers le développement des jeunes joueurs, comment cela se matérialise-t-il ?

Par exemple si je veux aller shooter à la salle, je peux appeler un coach et il sera là en moins de dix minutes. On a tout sur place. Les kinés, les médecins, la musculation. Il y a vraiment tout pour se développer.

Luguentz Dort, votre coéquipier, a reçu les éloges de Luka Doncic qui le mettait dans les trois meilleurs défenseurs de la Ligue, vous aussi ?

Des fois à l’entraînement, il défend sur moi sur des switchs. C’est un très très bon joueur, très bon défenseur et il parle français.

Chet Holmgren, le numéro 2 de la draft, est absent de la saison, sa blessure a-t-elle changé les plans de l'équipe ?

Forcément sans Chet, cela fait bizarre car on s’attendait à ce qu’il joue. Je ne sais pas si cela a forcément changé des plans. Il est là, il s’entraîne beaucoup à la salle. Il est pas écarté du groupe. Cela se passe bien.

Vous sentez-vous en confiance pour les débuts de votre saison rookie ?

Je me sens confiant car je sais que le coach me met sur le terrain et me fait confiance. Je n'ai plus qu'à lui rendre quand je rentre en jouant dur en défense et avoir des opportunités en attaque.

Shai Gilgeous-Alexander est la star de l’équipe, est-il impressionnant au quotidien ?

Il est très fort. Je pense que c’est un des meilleurs joueurs NBA actuellement. Il a fini meilleur joueur de la semaine de la Conférence. Il a tourné à 30 points de moyenne à 50%. Même s’il est jeune, c’est un des plus vieux dans cette équipe. On lui demande des conseils.

Vous parle-t-on beaucoup de Victor Wembanyama ?

On me demande si j’ai joué contre lui ou si je le connais. J’ai joué avec lui en U16, on est des amis. On a vu ce qu’il a fait à Las Vegas contre Ignite.

Jouer à ses côtés en équipe de France avec lui par exemple dans un futur proche, est-ce une idée à laquelle vous songez ?

J’espère. C’est un objectif et un honneur de jouer en équipe de France A surtout avec les Jeux Olympiques de Paris 2024 qui arrivent. C’est dans un coin de ma tête

Êtes-vous en contact avec Boris Diaw, le manager général des Bleus ?

Oui, je lui ai parlé mais pas forcément par rapport à ça. Je parle des fois avec Boris.

Propos recueillis par Arnaud Valadon