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Nacer Bouhanni: Son adversaire dans la bagarre dément sa version

Nacer Bouhanni a-t-il menti ?

Nacer Bouhanni a-t-il menti ? - AFP

La personne qui s’est battue avec Nacer Bouhanni juste avant les championnats de France a livré sa version des faits dans l’Est Républicain. L’homme, qui a porté plainte contre le coureur, raconte un récit bien différent de la version de  Nacer Bouhanni.

Le mystère s'épaissit. L’homme qui s’est battu avec Nacer Bouhanni a parlé à l’Est Républicain. Albert Kuntz, 57 ans, a donné sa version des faits et a tenu à répondre aux accusations du coureur français. La veille de la course, une rixe avait éclaté entre les deux hommes provoquant une blessure à la main et le forfait de Nacer Bouhanni pour le Tour de France.

« On ne faisait que discuter »

Albert Kuntz, 57 ans, s’était rendu dans le village de Montferrand-le-Château, à côté de Besançon, pour le mariage de son fils Jérôme. Après la soirée, avec quelques membres de sa famille, il décide de rentrer avec quelques membres de sa famille à l’hôtel Campanile d’Ecole-Valentin, où il avait loué une dizaine de chambres. « Nous y sommes arrivés vers 5 heures. On s’est réunis dans ma chambre pour boire une dernière coupe de champagne. On ne faisait que discuter mais il est vrai que j’ai la voix un peu forte. Quelqu’un est venu frapper une première fois à la porte en rouspétant et nous demandant de baisser le ton… Ce qu’on a fait » explique Albert Kuntz.

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« Il m’a donné un coup de poing »

Quelques minutes plus tard, la même personne revient, visiblement un peu plus fâché, en frappant cette fois-ci plus fort sur la porte de la chambre. C’est à ce moment que l’histoire diffère avec Nacer Bouhanni, comme le décrit l’homme de 57 ans : « Là j’ai ouvert. Le type en face de moi que je ne connaissais pas m’a donné un coup de pied dans les jambes et m’a dit sors. Je suis sorti, il m’a donné un coup de poing. On s’est empoigné et on a roulé à terre ».

Bouhanni frappe dans un arbre et se blesse

Albert Kuntz, qui ne sait pas encore qu’il a affaire à Bouhanni, décrit la suite de la bagarre : « On ne lui est pas tombés dessus à quatre comme il le prétend. Mon neveu a voulu s’interposer et a pris un coup de poing qui lui a fendu la lèvre. Mon frère également, il a été poussé et a roulé comme une boule. »

L’altercation se poursuit. Et c’est à ce moment que le coureur de la Cofidis se blesse selon Albert Kuntz : « Dans le gazon, c’est en voulant me donner un coup de poing, que j’ai évité, qu’il a tapé dans le tronc d’un arbre et s’est blessé. De mon côté j’ai reçu un coup de pied au menton par son frère qui a surgi quand ma compagne a voulu tirer Bouhanni pour nous séparer. C’est là que le gardien de nuit de l’hôtel est intervenu menaçant d’appeler la gendarmerie. »

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« Un tissu de mensonges »

L’Orléanais, qui a porté plainte, rejette totalement les accusations du coureur français. « On ne tapait pas sur les murs comme il le dit. Il aurait pu appeler le gardien si on faisait trop de bruit plutôt que de s’en mêler lui-même. C’est pareil quand il prétend n’avoir dormi que deux heures. Je suppose que lorsqu’on a une course le lendemain on se couche vers 20 heures et ça s’est passé vers 5 heures du matin. Tout ça, c’est un tissu de mensonges. Il était agressif, nerveux et m’a menacé avant de partir à l’hôpital ‘’où tu seras je te retrouverai !’ » se défend Albert Kuntz.

Nacer Bouhanni a lui aussi porté plainte. Reste à savoir lequel des deux hommes aura gain de cause. C’est le parquet de Besançon, chargé de l’affaire, qui tranchera.

Yohann Tritz