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Pervis : "C’est fantastique !"

François Pervis

François Pervis - AFP

Invité de l’Intégrale Sport sur RMC, François Pervis a confié sa joie après sa médaille d’or sur le kilomètre ce vendredi, aux championnats du monde de cyclisme sur piste à Saint-Quentin-en-Yvelines. Le pistard tricolore, qui avait déjà gagné le keirin jeudi, espère désormais réaliser la passe de trois avec la vitesse individuelle ce dimanche.

François, quel est votre sentiment après ce nouveau titre de champion du monde ?

J’ai tout fait pour que ça continue. Hier, franchement j’ai vraiment savouré sur le podium la Marseillaise, tout le monde s’est mis à la chanter. J’espère que ce soir ils vont tous la crier à tue-tête. Etre champion du monde en titre, réussir à garder ses titres à domicile, avoir son hymne national avec 5000 personnes debout, « droites comme des I » et qui chantent, je souhaite à tout le monde de vivre ça. C’est incroyable, je n’ai pas de mots. C’est fantastique !

Le public vous a beaucoup poussé pendant ce kilomètre…

Oui, le kilomètre c’est l’effort le plus dur qui existe sur le sprint, tout le monde le dit. Je pense que j’ai très, très mal fini. J’ai coincé, ça s’est vu. Mais je pense que le plus important c’est d’être premier à l’arrivée. J’ai vu mes temps de passage, je n’en suis pas très content. Je voulais faire sous la minute. Mais franchement, avec la condition que j’avais ces dernières semaines et même cet hiver, je ne vais pas cracher dans la soupe. Je suis super content. Que je gagne avec une seconde d’avance c’est bien, mais un millième suffit pour être champion du monde. Et être champion du monde, c’est le principal. En plus à domicile, c’est merveilleux !

Rêvez-vous d’un troisième titre sur la vitesse individuelle ce dimanche ?

Je fais du sport pour rêver, pour réaliser mes rêves. J’en ai déjà réalisé de très beaux jusque-là et je ne compte pas m’arrêter. Pour l’instant on est vendredi donc je ne pense qu’au kilomètre. Demain matin, en me levant, il n’y a qu’à ce moment-là que je vais penser à la vitesse, que je vais entrer mentalement dans mon tournoi de vitesse. Si je vais au moins en quarts de finale, ça veut dire jusqu’à dimanche. Ce sont de longues journées, beaucoup de sprints. Il faut être percutant à chaque match, contre un concurrent différent, avec des tactiques différentes. Il faut être frais, dispo et lucide, autant physiquement que mentalement. Je donnerai mon maximum et je ne lâcherai rien. Je sais que le public sera derrière moi et c’est ça qui fera la différence. Ça va être un très, très beau défi à relever, très difficile. Mais de toute façon, aucun défi n’est facile à relever. Je crois en mes chances mais même si je ne gagne pas, ce n’est pas grave. Je reviens de très, très loin. Il y a trois semaines encore, je ne savais pas ce que j’allais faire. Mes championnats du monde sont plus que réussis.