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Armstrong passe en mode « pleureuse »

Lance Armstrong

Lance Armstrong - AFP

Dans un entretien accordé au Telegraph, Lance Armstrong a affiché un visage nouveau. Entre sa mise à l’écart du monde du cyclisme, son image auprès du grand public et ses soucis financiers, le Texan n’a éludé aucun sujet mais s’est toujours posé en victime.

On connaissait le Lance Armstrong sûr de lui. Celui qui roulait des mécaniques, jamais loin de la provocation. On voit désormais le Armstrong dans ses petits souliers, implorant presque la clémence. Déchu de ses sept victoires sur le Tour de France (1999-2005), l’Américain essaie de redorer un peu son image en essayant de passer du costume de coupable à celui de victime, comme il l’a fait dans une longue interview accordée au Telegraph.

« On peut tous être de meilleures personnes. Dieu sait que je le pouvais, déclare Armstrong. Je veux dire, j’ai été une b… pendant longtemps. J’ai mené une vie pendant 20-30 ans où tout le monde était autour et disait "oui, oui, oui". Cela conduit à des complications… surtout à un jeune âge, à partir de l’adolescence, et quand vous ajoutez à ça les succès, les victoires, l’argent, la célébrité. C’est pourquoi il n’y a aucun moyen d’apprendre à gérer les interactions personnelles. »

« Je n’ai pas 100 millions de dollars »

Quant à suspension à vie et sa mise à l’écart du monde du cyclisme, là encore Armstrong se pose en victime, espérant notamment une réduction de peine afin de pouvoir continuer à faire du triathlon. « Quel est le personnage dans Harry Potter dont on ne peut pas parler ? Voldemort ? C’est comme ça à tous les niveaux, clame-t-il. Si vous regardez le Tour de France à la télé américaine, si vous lisez à ce sujet, c’est juste comme si vous ne pouviez pas me mentionner. »

Poursuivi pour fraude et escroquerie par la justice américaine, le Texan pourrait être condamné à une amende de 100 millions de dollars, en plus des 10 millions déjà perdus dans un premier procès. Une somme dont, selon ses dires, il ne pourrait pas s’acquitter : « Nous ne serions pas assis à cette table si j'étais condamné. Nous ne serions pas assis dans cette maison ni dans aucune autre car je n'ai pas 100 millions de dollars. » Avant de conclure : « Il est temps de passer à autre chose, j'ai suffisamment souffert. » Armstrong s’attache en tout cas à le montrer.