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Caricature de Marion Rousse: L'Humanité se sépare du dessinateur et d'un chroniqueur

Après la publication d'une caricature dégradante de Marion Rousse, L'Humanité a décidé de se séparer du dessinateur Espé et du chroniqueur Antoine Vayer.

L'Humanité ne collaborera plus avec le dessinateur Espé et avec l'ancien entraîneur de cyclisme devenu chroniqueur Antoine Vayer, après le tollé suscité par une caricature dégradante de la consultante cyclisme de France Télévisions, Marion Rousse.

Sur cette caricature mise en ligne ce week-end pour accompagner une chronique d'Antoine Vayer, on voit l'ex-cycliste professionnelle interviewer en lingerie et sur un lit le coureur Julian Alaphilippe, qui est son compagnon.

"Désabusée, @humanite_fr porte de plus en plus mal son nom. Il faut n'avoir aucun respect des femmes, de la femme, pour rabaisser à ce niveau six ans de consulting sportif à la télévision", a réagi sur Twitter Marion Rousse.

Le dessin a suscité une avalanche de réactions sur Twitter : "Que l'on nous inflige encore en 2020 ce type d'humour sexiste, dégradant et vulgaire me plonge dans un profond désarroi...", a déploré Elisa Madiot, attachée de presse dans le milieu sportif et nièce du directeur sportif de l'équipe Groupama-FDJ Marc Madiot. "Odieux. Bofitude. Bas de gamme. Pitoyable. Les mots me manquent", a condamné Patrick Chêne, ancien journaliste sportif à France Télévisions.

Le journal a dépublié le dessin et présenté ses excuses sur le réseau social : "Nous partageons totalement l'indignation devant ce dessin. Nous l'avons rapidement dépublié. Il est contraire aux valeurs de @humanite_fr, qui promeut la dignité des êtres humains et le combat féministe. Nous prions @Roussemarion de nous excuser de ce manque de vigilance".

Le dessinateur "désolé"

"Je suis vraiment désolé, désolé, désolé. Le journal a fait ses excuses, le dessin a été dépublié et j'arrête de travailler pour l'Humanité. Mon but n'était absolument pas de blesser, je n'ai pas pensé à mal, c'est juste de la caricature. J'ai voulu évoquer la porosité entre médias et sport et j'ai voulu m'inspirer des dessins de Tex Avery", a indiqué de son côté à l'AFP le dessinateur, dont c'était la première collaboration pour le journal.

"Je me suis planté. Quand un dessin n'est pas compris, c'est une erreur, mais je n'aurais pas pensé que ça prenne de telles proportions", a poursuivi le dessinateur de BD.

la rédaction avec l'AFP