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Dopage : Pinot pas logé à la même enseigne que Gasquet et Ribéry

Thibaut Pinot

Thibaut Pinot - AFP

Hier soir sur les coups de 23h, Thibaut Pinot a dû se soumettre à un énième contrôle antidopage inopiné. Si le peloton accepte volontiers ce genre de pratique afin de traquer les tricheurs, ce que conteste ce jeudi le frère du coureur de la FDJ, c’est la différence de traitement criante entre le cyclisme et le tennis ou le football, pour ne citer qu’eux, notamment au sujet des infiltrations.

Depuis l’affaire Festina et le scandale Armstrong, le cyclisme est devenu le sport le plus contrôlé de la planète. Hier soir encore, Thibaut Pinot a dû se soumettre un contrôle antidopage inopiné sur les coups de 23h. Une pratique que l’intéressé comme le reste du peloton d’ailleurs, approuve à 100%. Mais ce qui a eu le don d’irriter quelque peu le grimpeur de la FDJ ce jeudi matin, c’est la différence de traitement criante entre le cyclisme, qui a resserré vigoureusement les mailles du filet (les équipes qui adhèrent au MPCC -Mouvement Pour un Cyclisme Crédible- vont plus loin encore en interdisant toute forme d’infiltration, même les plus « basiques » à base de glucose en cas d’hypoglycémie) et certains sports, qui n’ont pas la même sévérité ni la même exigence vis-à-vis de la lutte antidopage.

La veille dans L’Equipe, Richard Gasquet faisait l’apologie des infiltrations qui lui ont permis de surmonter ses douleurs liées à une hernie discale, en déclarant : « Heureusement que les infiltrations existent, sinon je ne serais plus sur les courts aujourd’hui. Il y a un paquet de gars qui se front infiltrer. »

Julien Pinot : "Pour nous, les infiltrations, ça c’est du dopage"

Un télescopage qui a d’abord provoqué dès hier soir un tweet cinglant (voir ci-dessous) de Julien Pinot, le frère de Thibaut, entraîneur de la FDJ, avant que ce dernier ne développe sa pensée ce jeudi matin avant le départ de la 6e étape.

« Ce qui m’a fait douter, c’est l’article dans L’Equipe de la veille, précise le frère aîné du grimpeur. Gasquet prônait l’utilisation des infiltrations pour jouer. C’est plus ça qui choquait, c’était pour mettre en avant le fait que nous dans le vélo, on est fiers de lutter à bloc contre le dopage. Les médias, pour eux, c’est normal qu’il se soigne. Ribéry, c’est pareil (l’an passé durant le Mondial, une polémique sur le sujet avait éclaté entre le staff des Bleus et le doc allemand Müller-Wohlfahrt, nldr). On est au MPCC, on est contre ce genre de choses. Pour nous, ça c’est du dopage. C’est plus la différence de traitement que je mettais en avant plus que les contrôles. Les contrôles à 23 heures-7 heures du matin, nous, on est pour. On est fiers que le vélo ait changé et soit à la pointe par rapport à ça. » Une sortie qui a le mérite d’être claire.

GM avec PYL et PT à Abbeville