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Tour de France: 65 km, un départ de F1, une arrivée au sommet.. vers une étape de folie ce mercredi?

Pas toujours au rendez-vous depuis le départ, le spectacle devrait être de la partie ce mercredi lors de la 17e étape du Tour de France entre Bagnères-de-Luchon et Saint-Lary-Soulan. Un tracé de 65 km avec deux cols de première catégorie au programme et une arrivée inédite au bout du col de Portet.

65 kilomètres. Voilà une distance qui a de quoi surprendre. C’est pourtant bien ce qui attend le peloton du Tour de France, ce mercredi, à l’occasion de la 17e étape entre Bagnères-de-Luchon et Saint-Lary-Soulan. Le parcours prévoit en prime tous les ingrédients d’une étape-reine avec une concentration de grandes difficultés, entre la montée de Peyragudes et le col de Val Louron-Azet, et une arrivée inédite au sommet du col de Portet, classé hors catégorie. Un tracé censé dynamiter la course et qui semble en mesure de pouvoir réveiller des spectateurs souvent plongés dans un profond ennui depuis le départ donné de Noirmoutier le 7 juillet dernier.

"On a reconnu l’étape comme beaucoup d’équipes et il n’y a pas de plat. C‘est montée, descente. Ce jour-là, il n’y aura pas le droit d’avoir un jour sans. On ne peut pas se cacher dans les roues. Ça ne fait que monter et descendre. Et puis la dernière ascension est juste horrible", explique Nicolas Portal, directeur sportif français de l'équipe Sky menée par le Britannique Geraint Thomas, qui occupe la tête du classement général depuis sa victoire en patron à La Rosière lors de la 11e étape. Avec seulement 65 kilomètres, cette 17e étape sera la plus courte en ligne depuis plus de 30 ans. Et le col de Portet, redouté par Portal, a des allures de nouveau Tourmalet.

"Les leaders vont stresser"

"Il n’y aura pas du tout de temps mort. Ce sera un départ avec une grille un peu comme en Formule 1. Je pense que les leaders vont stresser à l’idée d’avoir une journée sans. Certaines équipes vont stresser à l’idée de se faire attaquer dès le début, voire même d’attaquer et de se faire contrer. Les sprinters auront peur des délais. C’est une étape qui fait peur à tout le monde", prévient David Han, entraîneur de Groupama-FDJ, qui comptera peut-être sur son grimpeur David Gaudu pour tenter un coup. Mais ce dernier s’attend lui aussi à souffrir : "Il y aura une petite part de stress le matin parce que personne n’est à l’abri d’un jour sans sur une étape comme ça."

"Je pense que ça va être une sacrée étape. Il y a moyen de se faire plaisir. Ça va être très très dur. Je ne suis pas sûr qu’il y aura des échappées. Les cadors vont peut-être s’attaquer dès le premier col. Le départ risque d’être très nerveux. La préparation le matin, ce sera un peu comme en chrono avec un bon échauffement et un réveil musculaire. On va boire cinq ou six cafés pour être prêt avant le départ et puis ce seront les jambes qui parleront dans cette étape", relève Gaudu. Médecin d’AG2R, Eric Bouvat estime que "tout va se faire avant" le départ pour les coureurs. "Il faut que pendant l’étape, ils soient déjà chauds, il faut qu’ils aient bien mangé et digéré", assure-t-il.

Le parcours de la 17e étape
Le parcours de la 17e étape © Le Tour

"Le changement n’est pas très médical, mais nutritionnel. Il va y avoir un échauffement avec l’entraîneur, un repas bien plus précoce, car le stress de ce type d’étape étant plus important, la digestion sera plus difficile", confie-t-il. Après cette parenthèse qui s'annonce pour le moins animée, le peloton aura l'occasion de souffler avec une étape de plaine promise aux sprinteurs entre Trie-sur-Baïse et Pau.

RR avec YP, JFP et PYL