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Tour de France: la spectatrice qui a causé la chute s'est rendue d'elle-même à la gendarmerie

La spectatrice responsable de la lourde chute survenue samedi sur la première étape du Tour de France s'est présentée d'elle-même à la gendarmerie de Landerneau (Finistère), avant d'être placée en garde à vue.

Elle s'est présentée d'elle-même à la gendarmerie de Landerneau (Finistère). Avant d’être immédiatement placée en garde à vue. La spectatrice responsable de la lourde chute sur la première étape du Tour de France, samedi, a donc été identifiée ce mercredi. A 45 kilomètres de l’arrivée, elle avait cru bon d’agir une pancarte en tournant le dos au sens de la course. Elle avait été percutée par le peloton lancé à pleine vitesse, provoquant la chute de plusieurs coureurs. Certains comme l’Allemand Jasha Sütterlin (DSM) ou l’Espagnol Marc Soler (Movistar) avaient été contraints d’abandonner.

Elle est de nationalité française

Un appel à témoins avait été lancé pour retrouver cette spectatrice et une enquête judiciaire ouverte pour "blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas trois mois par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence". Après s’être présentée aux gendarmes, elle a donc été placée en garde à vue pour blessures involontaires avec ITT de moins de trois mois et mise en danger de la vie d'autrui.

La procureure de Brest, Camille Miansoni, a confirmé l'information : "Une personne suspectée d’être à l’origine de la chute du peloton du Tour de France a effectivement été placée en garde à vue. Il s’agit à ce stade d’une personne contre laquelle il existe des raisons plausibles qu’elle a commis les faits reprochés."

Questionné par France Bleu Breizh Izel, le colonel Nicolas Duvinage, commandant du groupement de gendarmerie du Finistère, elle a fait savoir "qu'elle ne supportait plus la pression médiatique". Cette femme de nationalité française risque en théorie une contravention de 1.500 euros, voire plus si un coureur ayant abandonné le Tour de France décide de la poursuivre en justice.

RR avec BFMTV