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Tour de France : les temps forts de l’édition 2015

Christian Prudhomme

Christian Prudhomme - AFP

Le parcours du Tour de France 2015 (4-26 juillet) a été officialisé ce mercredi. Avec sept étapes de montagne, les organisateurs ont choisi de faire la part belle aux grimpeurs, même si la première semaine sera aussi celle de tous les dangers pour les favoris. Focus sur les temps forts de cette 102e édition avec Christian Prudhomme, le directeur de la Grande Boucle.

L’unique contre-la-montre individuel pour commencer

Les rouleurs du peloton auront intérêt à être prêts d’entrée. Car le seul contre-la-montre individuel est placé dès la 1ère étape, dans les rues d’Utrecht (Pays-Bas), et ne sera long que de 14 km. Il s’agira du seul exercice chronométré en solitaire de l’édition 2015, soit le plus petit kilométrage depuis l’introduction systématique des contre-la-montre en 1947. Une volonté assumée des organisateurs. « Il y a d’abord une tendance générale qui fait que depuis une vingtaine ou une trentaine d’années, le nombre de kilomètre en contre-la-montre diminue, souligne Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France. Il y a ensuite une volonté de notre part. Le contre-la-montre, très souvent, bloque la course. La volonté est vraiment de faire en sorte que la course ne soit pas bloquée. » Néanmoins, les rouleurs auront l’occasion de s’exprimer lors de la 9e étape entre Vannes et Plumelec, sur un contre-la-montre par équipes de 28 km, avec une arrivée au sommet de la côte de Cadoudal.

Un mini Paris-Roubaix

Comme en 2014, le peloton n’échappera pas à sa portion de pavés. Lors de la 4e étape disputée entre Seraing et Cambrai, les coureurs franchiront sept secteurs répartis sur 13,3km. Un passage qui devrait ravir Vincenzo Nibali, aérien sur les pavés lors de la dernière édition, où il avait construit son succès final et vu Christopher Froome abandonner. « Dès lors que nous partions d’Utrecht, que nous traversions la Belgique et que nous rentrions en France dans le Nord, nous n’avions pas l’intention d’ostensiblement passer à côté des pavés, explique Prudhomme. Il y aura, comme à l’époque de Bernard Hinault et Joop Zoetemelk, deux années consécutives de pavés. »

Des étapes de « plat » très corsées

Si les coureurs n’attaqueront la montagne que le 14 juillet, dans les Pyrénées, la première semaine ne sera pas de tout repos. Elle devrait même obliger les favoris à se montrer et à entamer la bataille pour le maillot jaune. Car les neuf premières étapes seront marquées par deux temps forts, à savoir les deux ascensions finales vers le Mur de Huy (3e étape) et la côte du Mûr-de-Bretagne (8e étape). « Ce sont deux arrivées en bosse emblématiques avec Huy, le final de la Flèche Wallonne et ses pourcentages très forts, et Mûr de Bretagne. (…) Avec toutes les aspérités que nous avons pu trouver, le vent, les bosses et les pavés, ce sera une semaine où il faudra faire très attention, prévient Prudhomme. Et plus que d’ordinaire, les favoris devront surveiller leurs rivaux. Il faut voir les favoris dans les premiers jours, même si c’est juste pour avoir une impression. Le mur de Huy est fait pour ça. »

L’Alpe d’Huez juste avant les Champs-Elysées

Si la remontée vers Paris est généralement un peu ennuyeuse lorsque tout est joué, ce ne sera pas le cas lors de cette 102e édition de la Grande Boucle. L’arrivée de la 20e et avant-dernière étape sera en effet jugée au sommet de l’Alpe d’Huez. Un final en feu d’artifice pour un Tour très montagneux (sept étapes de montagne et cinq arrivées au sommet). « Pour la première fois dans l’histoire du Tour de France, à 24 heures des Champs-Elysées, il y aura l’Alpe d’Huez avec une étape sur un format très court (110 kilomètres), par le col du Télégraphe et le géant, le toit du Tour, le Galibier, puis les fameux 21 virages numérotés et mythiques de l’Alpe d’Huez pour désigner le vainqueur de la 102ème édition », détaille le directeur du Tour. C’est la troisième fois qu’une arrivée en altitude est prévue la veille de la dernière étape, après 2009 (arrivée au sommet du Mont Ventoux) et 2013 (arrivée au sommet du Semnoz, à Annecy).

Le profil de la 20e étape
Le profil de la 20e étape © TDF
la rédaction avec GQ