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Tour de France : pourquoi Sky a quand même emmené son motor-home

Le motor-home de l'équipe Sky

Le motor-home de l'équipe Sky - AFP

Malgré l’interdiction pour son leader Chris Froome de loger à l’intérieur, Sky a bien emmené son motor-home de luxe sur les routes du Tour de France. Le manager de l’équipe britannique, Dave Brailsford, a expliqué pourquoi au micro de RMC Sport.

Habitué à bousculer les codes depuis son arrivée dans le peloton, Sky a trouvé son nouvelle lubie : faire dormir ses coureurs dans des motor-homes. Une pratique initiée sur le dernier Giro avec Richie Porte, qui a provoqué une levée de boucliers et l’interdiction de ces véhicules par l’Union cycliste internationale. « L’UCI a réagi plus vite que jamais, ironise Dave Brailsford, le manager de la formation britannique. Ils ont décidé que ce n’était pas autorisé pour les coureurs. »

L’objet du délit est pourtant bien présent cette année sur la Grande Boucle. « On l’a quand même pris parce que l’allocation d’ASO (l’organisateur du Tour de France, ndlr) prévoit que deux coureurs partagent une chambre d’hôtel. On met donc le staff dans le motor-home pour permettre aux coureurs d’avoir une chambre chacun et d’être plus tranquilles. Dormir est hyper important pour la récupération sur le Tour. »

Brailsford : « Si on ne fait pas comme à l’époque d’Eddy Merckx… »

Au-delà de ce cas précis, Brailsford ne comprend pas la frilosité des dirigeants du cyclisme. « Derrière ça, il y a un grand projet pour essayer de moderniser le sport, poursuit-il. Les motor-homes sont une bonne solution pour que les coureurs ne passent pas leur temps à faire et défaire leurs valises. C’est aussi une opportunité pour les supporters. C’est difficile pour eux de voir les coureurs à l’hôtel le soir.

Pourquoi ne pas faire une fan-zone au même endroit, où Chris (Froome) et les autres coureurs seraient là pendant un temps donné pour signer des autographes. Ce serait plus moderne. Des gens veulent changer les choses. Mais pour d’autres, si on ne fait pas comme à l’époque d’Eddy Merckx, ça ne va pas… »