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Tour de France: un Tour féminin en parallèle à la course hommes? "Impossible", assure Prudhomme

Interrogé dimanche par Europe 1 sur un éventuel Tour de France féminin organisé en marge du Tour masculin, le directeur de l'épreuve Christian Prudhomme a fermement rejeté cette option, pour des raisons d'ordre pratique. Et assure que les coureuses ont surtout besoin de plus de médiatisation.

Alors que l'Hexagone suit avec attention la Coupe du monde féminine de football, le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a été de son côté interrogé dimanche soir par Europe 1 sur le développement du cyclisme féminin, et notamment sur la création d'un Tour pour les femmes, en marge de celui des hommes. Dans les années 80, une telle épreuve avait été lancée, avant de peu à peu changer de forme, et de disparaître... Mais pour le patron de la Grande Boucle, son retour n'est absolument pas à l'ordre du jour. Du moins, pas en même temps que la course masculine.

"La grandeur du Tour fait que nous ne sommes pas capables d’organiser une autre course pendant le Tour. Que ce soit une course des moins de six ans, des plus de 80 ans, des droitiers ou des gauchers, ce n’est pas possible, a assuré Prudhomme. C’est impossible."

Prudhomme: "Ce que veulent les filles, ce ne sont pas des courses, c’est la médiatisation"

Selon Prudhomme, cette impossibilité s'explique surtout par des problèmes logistiques. "On me demande d’organiser une épreuve féminine, mais on ne sait pas faire, poursuit-il. Le préfet de Haute-Savoie, qui a accueilli à la fois l’étape Annecy-Le Grand Bornand (chez les hommes) et l’étape féminine l'année dernière (une course d'un jour, ndlr), me prend pour un fou, parce qu’on a tout bloqué..."

Reste l'option d'un Tour féminin programmé à une autre période dans l'année. "Il faut que l’épreuve ait lieu en dehors du Tour, que ce soit avec nous (ASO) ou d’autres, estime Prudhomme. Il y a un Tour d’Italie féminin, qui n’est pas organisé par les organisateurs du Giro." Mais pour l'ancien journaliste, ce n'est pas ce dont ont le plus besoin les coureuses à l'heure actuelle. "Que des jeunes filles de 14 ou 15 ans rêvent du Tour et d’avoir une grande épreuve féminine, bien sûr qu’il le faut. [...] Mais ce que veulent les filles, ce ne sont pas des courses, c’est la médiatisation."

CC