RMC Sport

Tour de France: Voeckler croit "dur comme fer" à la victoire d'un Français

Si Egan Bernal et Geraint Thomas s'avancent comme les grands favoris du prochain Tour de France (6-28 juillet), Thomas Voeckler est convaincu qu'un Français peut remporter le maillot jaune. Le nouveau manager de l'équipe de France croit en Thibaut Pinot et Romain Bardet.

Il en est convaincu. Thomas Voeckler, nouveau manager de l’équipe de France de cyclisme sur route, estime qu’un Français peut prochainement gagner le Tour de France.

"J’y crois dur comme fer. Depuis trois ans, je prends plaisir à répondre "oui" quand on me demande si un Français peut gagner le Tour. Tous les voyants sont au vert. On pense bien sûr à Thibaut Pinot et Romain Bardet. Les raisons sont multiples. L’absence de Christopher Froome, quadruple vainqueur du Tour, ouvre le jeu. Tom Dumoulin est aussi forfait. Geraint Thomas, le vainqueur sortant, a donné très peu de signes encourageants sur sa condition depuis le début de l’année. Et Primoz Roglic, quatrième l’an dernier, n’est pas au départ", a-t-il déclaré ce dimanche dans le RMC Sport Show.

Si les cartes sont effectivement redistribuées avec les forfaits de nombreux favoris, les leaders français feront tout de même face à une solide concurrence.

"C’est la première fois depuis de nombreuses années que les planètes sont autant alignées pour une victoire française sur le Tour"

Vainqueur cette année de Liège-Bastogne-Liège et du Critérium du Dauphiné, le Danois Jakob Fuglsang apparaît notamment comme un sérieux prétendant à la victoire finale. Tout comme le Britannique Adam Yates, quatrième du Tour en 2016, et son frère Simon, vainqueur de la Vuelta l’année dernière. Il faudra aussi se méfier du Néerlandais Steven Kruijswijk et de l’Italien Vincenzo Nibali.

Mais le principal favori, outre Geraint Thomas, se nomme Egan Bernal. A seulement 22 ans, le Colombien de la toute puissante formation Ineos (ex-Sky) ne cesse d’impressionner et ses victoires cette saison sur Paris-Nice et le Tour de Suisse n’ont pu que booster sa confiance. "Pour l’heure, Bernal apparaît au-dessus d’un point de vue physique. Mais même si son équipe a une expérience énorme, il ne sait pas ce que c’est que de courir le Tour de France dans la peau d’un leader. Ce n’est pas la même chose qu’un Paris-Nice", a toutefois souligné Voeckler.

"Pinot et Bardet ont déjà connu ce rôle. Pour Romain, on sait que sa faiblesse est le contre-la-montre. Ça tombe bien, il n’y a qu’un contre-la-montre individuel cette année, il n’est pas tout plat et il est à une semaine de l’arrivée. C’est la première fois depuis de nombreuses années que les planètes sont autant alignées pour une victoire française sur le Tour. Le seul danger, c’est que les médias aient envie d’une petite rivalité entre Bardet et Pinot. Il ne faudrait pas se tromper d’adversaire", a-t-il appuyé. La 106e édition du Tour de France s’élancera le 6 juillet de Bruxelles.

RR