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PES 2017: cette fois, le titre mondial n'a pas échappé au Brésil (et à "GuiFera")

Finaliste malheureux l'année passée, Guilherme ''GuiFera" Fonseca n'a pas laissé passer une deuxième chance de devenir champion du monde de PES. Le Brésilien a raflé le titre en dominant en finale l'Italien Ettore "Ettorito" Giannuzzi (2-1). Pour être sur le toit de la planète... à 17 ans seulement.

Pendant le match, il n'y a pas eu de cris. De drapeaux du Brésil exhibés, en veux-tu en voilà, à la foule. Ni de danse du ventre, celle qui lui avait porté malheur un an plus tôt, sur la Piazza del Duomo à Milan. Non, cette fois, Guilherme Fonseca est resté tranquille. Jusqu'au coup de sifflet final de l'arbitre, jusqu'au moment où les cotillons ont jailli dans tous les sens dans l'un des salons de l'Emirates Stadium, jusqu'au moment où il a compris que cette fois, le champion du monde de PES, c'était lui et bien lui. Que le chèque de 200 000 dollars (avec lequel il compte "payer ses études et le reste... on verra"), promis au vainqueur, était désormais le sien. Et que celui qui exhiberait le trophée mondial, ce samedi - après voir visité et connu la consécration dans l'enceinte de l'Emirates Stadium - dans la baie de Cardiff avant la finale de la Ligue des champions... ce serait encore et toujours lui.

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Un an plus tôt, le jeune Brésilien de 17 ans avait vu son rêve international stoppé par la fougue du Français Walid "Usmakabyle" Tebane, qui avait renversé un score de 0-2 contre lui - et devant une foule à moitié acquise pour Guilherme - en un deuxième sacre mondial consécutif retentissant. Un an plus tard, "GuiFera01" a appris de ses erreurs. A mûri. A "travaillé sur lui-même" comme il l'a répété à l'envi lors de la conférence de presse où il a pu exhiber son nouveau jouet. Il "a gagné en expérience" et en confiance en soi, ce qui lui a permis de ne pas perdre pied quand, après une défaite lors de son deuxième match de poule, il n'était pas loin de prendre la porte. 

"TioMiit" et "Neo_Lotfi" balayés en quarts

Le destin lui a souri cette fois, sous les yeux de son bourreau de l'époque, non qualifié pour cette nouvelle finale mondiale et venu en tant que coach soutenir la délégation française. Et il a su s'en montrer digne. En quarts de finale, il parvient à se sortir du piège tendu à l'aller par le Japonais Shohei "Mayageka" Kageyama (4-3, 4-1). Derrière, le jeune homme devient irrésistible, sous les yeux de nos Frenchies, Jérémy "TioMiit" Bruniaux et Lotfi "Neo_Lotfi" Derradji, balayés au stade des quarts de finale. En demies, Guilherme ne laisse aucune chance au Chilien Luis Jonathan "Jhona_KRA" (bourreau de TioMiit) Salazar (4-1, 4-1).

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Et en finale... après avoir concédé l'ouverture du score, il prend la mesure d'"Ettorito", grand favori de la compétition et encore plus pressenti pour la victoire finale après avoir noyé Lotfi (9-1, 3-2) et privé d'air le Néerlandais Eldridge "E_C_ONeill" O'Niel (5-1, 5-1). Cela valait bien une célébration, genoux à terre, mains vers le ciel, que n'aurait pas renié un autre Brésilien, un dénommé Kaka. Avant de fondre dans les bras de son père, indéfectible supporter, déjà là pour essuyer les larmes du fiston il y a un an. De tristesse à l'époque. Cette fois, elles étaient bel et bien de joie.

Alix Dulac